Moi : euh.... Hummm.....euh....excusez moi
Le photographe tourne la tête vers moi, me regarde de bas en haut, dédain. Ça y est j'ai les nerfs et Tom qui se met à rire.
Tom : Elyn, tu as un problème peut être.
Il est mort de rire ce couillon, je ne vois vraiment pas ce qui peut y avoir de drôle, là. Je me concentre à nouveau sur le photographe. Je lui tapote l'épaule. Il se retourne vers moi. Waou, je recule, il va me bouffer ou quoi.
Moi : désolé de vous déranger mais un de vos assistants m'a demandé de vous apporter ceci.
Lui : et tu n'es pas capable de le poser sur la table, ahlala ces groupies.
Moi (marmonnant) : Connard. Et je lui colle son truc dans les bras.
Je tourne les talons et je m'éloigne. Sérieux, ils ont tous bouffés de la merde, ce n'est pas possible. Je me dirige vers la sortie, finalement je pense que je vais accepter la proposition de Rom de boire un café. Je vais pour récupérer mes affaires, lorsqu'on me retient par le bras.
Assistant n°2 : hé, je m'appelle Ben.
Moi (à quoi il joue lui, toujours vexée) : super moi c'est Elyn.
Ben : dis lui en veut pas, il est toujours ailleurs lorsqu'il prend des photos.
Moi : oui mais ce n'est pas une raison pour être désagréable avec les gens, (oups boulette !)
Ben (rigole) : c'est pourquoi tu es nerveuse depuis tout à l'heure.
Moi : désolé mais j'avais pas envie de venir, (air boudeuse) je devais faire du shopping avec mon amie. D'ailleurs si tu la vois tu pourras lui dire que je suis partie à un RDV et que je la rejoins plus tard, s'il te plaît. Big smile.
Ben : Ok pas de problème, salut peut être à une prochaine fois.
Moi (petit signe de la main) : oui c'est ça, salut !
Je me dirige vers le métro. En chemin, j'appelle Rom pour qu'on se donne RDV à mi chemin. J'arrive au café, il est déjà là, je prends le temps de l'observer avant de le rejoindre. Je m'assois devant lui à la table.
Moi : Coucou jeune homme, vous êtes seul ? (Battement de cil)
Rom (grand sourire) : Elyn, comment vas-tu ?
Moi : toujours en pleine forme, tu veux boire quoi ?
Rom : un café, s'il te plait.
Moi : ok, ça marche, je passe commande.
Le serveur nous apporte nos boissons, pendant ce temps, on échange un peu sur ce qu'on fait en ce moment de nos vies.
Rom : alors comme ça tu es de retour ?
Moi : oui, je reviens sur Paris, je déménage le week-end prochain.
Rom : si tu as besoin d'un coup de main, n'hésite pas.
Moi : c'est gentil mais ça ira merci .....
Mon portable sonne, tiens je ne le connais pas ce numéro, j'hésite, je réponds, je ne réponds pas.
Moi (je décroche) : oui allo ?
Tom : t'es ou ?
Moi (surprise) : Tom ?!
Tom : oui Tom, tu pensais que c'était qui ?
Moi : euh personne, je suis juste surprise que tu m'appelles, c'est tout.
Tom : c'est normal, ça fait deux heures que tu es partie !
Moi (grand sourire) : tu t'inquiétais ?!
Tom : euh .... Non, pas du tout, bon, t'es où ?
Moi : je bois un café avec un vieil ami, tu es rentré ?
Tom : oui.
Moi : ok je pars dans un quart d'heure, je serais là dans environ 40 minutes.
Tom : ok mais t'es où ?
Moi : demande à Nanou, tu lui dis que je bois un café avec Rom, ça lui rappellera des souvenirs.
Tom : c'est qui se Rom ?
Moi (sans lui répondre) : allez à tout à l'heure.
Je raccroche. Rom me regarde bizarrement. Il pose sa main sur la mienne.
Rom : c'est ton copain.
Moi : euh .... C'est .... Euh ... pas si simple.
Rom : tu sais que depuis qu'on est plus ensemble, je n'ai jamais cessé de penser à toi.
Moi (essayant de dégager ma main) : écoute, ça fait un an maintenant et on en a déjà parler, nous deux ça marche pas, on reste amis d'accord.
Rom (ne lâchant pas ma main) : je sais mais je n'arrive pas à me faire à l'idée, je ne peux pas me passer de toi. On pourrait peut être réessayer.
Moi (je me lèves) : je vais y aller, j'ai été contente de te revoir, mais là on m'attend.
Rom (méchant) : c'est vrai qu'avec Nanou vous êtes inséparables !
Moi : Je dois le prendre comment !
Rom : on a l'impression que tu ne peux rien faire sans elle. Déjà quand on était ensemble, elle était toujours collée à toi.
Moi : oui c'est mon amie d'enfance et alors ... et si elle était toujours avec moi pendant notre « relation éclair » c'est tout simplement parce que je lui ai demandé. Je ne t'ai jamais fait confiance, même encore maintenant. Tu me lâches la main, les autres vont m'attendre.
Rom : pourquoi tu es si pressée, tu as tellement envie de te faire baiser.
Ma main est partie toute seule, je ne sais pas pourquoi, peut être la ranc½ur accumulée. C'est vrai que notre relation n'a duré que 4 mois mais ça a été l'enfer. Mais bon, là je n'aurais peut être pas dû car il a pas l'air content.
Moi : Excuse moi, je ne voulais pas te gifler mais là tu es allé trop loin. Ecoute, on en reste là, merci pour le café, salut.
Je prends ma veste, mon sac et je me dirige vers la sortie. Ouf ! enfin à l'air libre j'ai cru que j'allais étouffer la dedans. On me rattrape le bras, décidément ce n'est pas ma journée, on me retourne avec l'élan je me retrouve la tête dans le torse de Romain.
Moi (pas contente) : Aïe, qu'est ce que tu fous ?
Rom : je ne veux pas qu'on se quitte comme ça
Moi : tu me fais mal, lâche moi, entre ce que tu veux et ce que moi je veux, nous deux ça ne va pas être possible, enfonce toi ça dans le crâne, maintenant laisse moi tranquille.
Rom (me tenant toujours par le bras) : non, je ne suis pas d'accord ...
Inconnu : il y a un problème ici ?
Je tourne la tête pour voir Nanou accompagnée de Tom, Bill et de leurs gardes du corps.
Soulagement, il y a finalement quelqu'un qui pense à moi sur cette Terre, merci Nanou !
Moi : Nanou ! je suis contente de te voir.
Nanou : tu m'en diras temps, bon Romain tu la lâches maintenant.
Je me jettes dans les bras de Nanou, mon Sauveur, du moins ma Sauveuse, Romain nous regarde et part.
Moi : tu es arrivée à temps, je ne savais plus quoi faire.
Nanou (qui m'engueule) : qu'est ce que tu fous avec ce mec, t'as pas assez subit avec lui, faut que tu en remettes une couche, t'es grave comme fille.
Moi : c'est bon, ça fait longtemps, il voulait juste boire un café...
Nanou : et t'as vu ce que ça donne.
Moi : ça y est t'as fini, on peut rentrer maintenant ou tu veux continuer à m'engueuler en plein milieu de la rue.
Nanou : excuse moi, mais tu te rappelles dans quel état tu étais.
Moi : c'est bon, c'est finit.
Je monte dans le van sans décrocher un regard à Bill et Tom. Je me mets dans le fond contre la vitre. Commence à me faire chier ce week-end de merde, je veux rentrer et l'autre qui pose sa main sur ma cuisse, mais il croit quoi là, que c'est porte ouverte ! Arrivés à l'hôtel, je me dirige directement vers la chambre de Tom.


