Chapitre 8

Chapitre 8
Moi : euh ... comment ça ?
Tom (me caressant le visage) : tu n'es vraiment pas comme les autres. Je ne connais aucune fille qui m'aurait laissé un tel message après qu'on se soit engueulé.
Moi : j'ai juste écrit ce que je ressentais sur le moment.
Tom : peut être mais c'est mignon comme tout, dis moi si tu es là en serviette devant moi, c'est une invitation pour que je te saute dessus ?
Moi (virant au cramoisi) : bah, euh, en fait, j'ai décidé de prendre un bain, et je voulais savoir .... Parce que tu as eu une dure journée entre la promo ce matin, et .... Euh ....la séance photo cette après midi, .....ton escapade dans le parc ce soir ...
Tom (me coupant et me regardant fixement) : donc .....tu voulais me demander ...
Moi (cherchant mes mots) : bah si prendre un bain, ne te ferais pas du bien, je ne dis pas non plus que tu pus, loin de moi cette idée mais juste pour te détendre, arrête de rigoler, tu m'embrouilles encore plus, arrête, je te dis, si tu continues, j'irai le prendre toute seule ce bain, Tom, t'es pas sympa.
Tom (sérieux) : j'accepte avec grand plaisir, allez dépêche toi, retourne dans la salle de bain, tu vas attraper froid sinon.
On se dirige tous les deux vers la salle de bain, je rentre dans la pièce toujours suivit de près par Tom. Lorsque l'on toc à la porte.

Tom : attends moi j'arrive !

Je m'assoies sur le bord de la baignoire, je l'entends ouvrir à Bill. Commençant à les connaître, c'est deux là, lorsqu'ils parlent pire que des filles, bon, je fais quoi, moi maintenant, je le prends ce bain. Je me suis déjà fait violence pour lui proposer de m'accompagner et lui il m'oublies en trente secondes chrono avec son frère. Je suis jalouse, ohlala, ce n'est pas beau, Elyn calme toi, c'est bon tout va bien, il discute avec son frère et il te rejoins après, no soucy, reste zen, et si j'ai fini avant et bien tant pis pour lui, je déroule ma serviette et m'apprête à rentrer dans le bain lorsque j'entends un sifflement.
Je me retourne vers Tom, et là, je ne sais pas pourquoi mais je suis restée paralysé, je ne savais plus quoi faire à part piquer un fard de honte, pourquoi, parce que je me retrouve complètement nue devant un parfait inconnu, inconnu plus tant que ça, mais nue complètement. Perdue dans mes pensées, je remarque à peine Tom qui se déshabille, je cille lorsqu'il me frôle pour entrer dans le bain. J'ai dit que je le remarquais à peine, non, c'est également une des raisons pour laquelle mes joues sont toujours aussi rouges, mon Dieu, il est magnifique.

Tom : Elyn, tu regrettes ?
Moi : je ...euh non.

Il me tend la main, j'hésite pour finalement accepter de le rejoindre, je m'assoies, dos à lui, au creux de ses jambes. Il pose ses mains sur mes épaules doucement, tendrement, rapproche mon dos de son torse. Il me mordille l'oreille tout en descendant sa main le long de ma poitrine.

Tom (chuchotant) : Détends toi, ça va bien se passer.

Je ne sais pas pourquoi mais à ces mots, je me raidis davantage. Tom le ressent et remonte sa main sur mon épaule, il commence à me les masser ( les épaules, on est d'accord ?!).

Tom : c'était Bill, tout à l'heure.
Moi : oui, c'est ce que j'ai cru comprendre.
Tom : il nous propose de les rejoindre vers 20h30, dans le hall de l'hôtel, ils ont réservés dans un resto.
Moi (de plus en plus détendue) : dans quel restau ?
Tom : je ne sais pas, il m'a dit que c'était une surprise.
Moi : une surprise ?!

Je tourne la tête vers Tom, il en profite pour capturer mes lèvres des siennes. Sa main me caresse la joue, il est d'une telle douceur que je laisse aller tout contre lui, profitant de ses baisers.

Tom (s'écartant) : Noix de coco ou fruit de la passion ? (sourire pervers)
Moi : je ...euh.... Coco ou fruit ...... passion
Tom : oui le gel douche. Petite tape amicale sur le dessus de ma tête.
Moi (perplexe) : Noix de coco.

A cet instant, je me frotte le haut de la tête ou sa main est venue se poser, non, pas que je sois en extase parce qu'il m'a touché les cheveux, non pas du tout, j'ai simplement la désagréable impression d'être la petite s½ur que l'on vient de réprimander car elle dit encore des sottises !
Sentiment que j'oublies bien vite au contact des mains de Tom se baladant sur ma peau afin de me savonner, il me tend le gel douche que je saisis, je verse une énorme noisette du produit dans ma main ce qui a pour effet de faire glisser le récipient d'entre mes mains, vous avez déjà essayer de rattraper quelque chose de mouillé avec les mains pleines de savon, eh bien le résultat donne un bain à remout, une jolie pagaille dans la salle de bain et surtout le plus important des éclats de rire avec quelqu'un qui prend de plus en plus de place dans le petit c½ur d'Elyn.
Tom et moi, sommes maintenant face à face, ayant chacun la lourde tâche de s'occuper de l'autre, on se savonne, tout en s'envoyant de la mousse, en s'éclaboussant, de vrais gosses. Fidèle à ma réputation, j'ai manqué de me noyer une bonne dizaines de fois, il ne faut pas jouer dans une baignoire ça glisse, sauvée à chaque fois par les bras de Tom ou par des parties différentes de sa somptueuse anatomie auxquelles je me raccrochais au dernier moment, ce qui m'a valut de belles rougeurs. On sort enfin du bain. Tom continue son jeu :'je m'occupe de toi, tu t'occupes de moi, et, entreprend de me sécher.
Il m'enroule dans un drap de bain, se recule, puis décide finalement de me rejoindre à l'intérieur de la serviette. Il colle son front au mieux. Je lèves mes yeux vers les siens.

Tom : Dis, demain, tu dois partir ?
Moi : Oui.

Tom : On ferait bien de se dépêcher sinon ils vont nous attendre et tu sais comment va réagir Bill, il va pas arrêter et blablabla et blablabla, bref si on ne veux pas être en retard, il faut que l'on se prépare.

Il se détache de moi, s'essuie et s'apprête à sortir de la salle de bain.

Moi : Tom ! je pars demain après-midi, mais pour le moment on est samedi soir !

Il me regarde, m'adresse un grand sourire et part se préparer dans la chambre. Je reste seule dans la salle de bain, c'est incroyable, parfois on s'attache si vite à des personnes qu'on ne reverra pas, mon reflet dans le miroir me regarde, je tente un timide sourire, une larme perle au coin de mes yeux. Allez, Elyn, courage ! demain est un autre jour, tu le savais dès le départ : deux jours, juste deux jours, on aime pas une personne en deux jours, tu peux l'apprécier, t'en faire un ami mais tu ne peux pas l'aimer en seulement deux jours. Ce n'est pas la fin du monde, demain tu montes dans ton train et lundi la vie reprend son cours habituel et tu tournes la page. Je me regarde une dernière fois, cette fois-ci c'est un sourire resplendissant que j'adresse à mon reflet, je tourne les talons et part m'habiller.

# Posté le lundi 14 janvier 2008 17:01

ONE SHOT

ONE SHOT
Un petit OS, juste comme ça, juste pour le plaisir

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- humm.....Tom....viens.....huumm.....maintenant !
- pas encore ..... Jeny !
- quoi .... Tom, arrête, lâche moi, me touche pas, DEGAGE !!
- mais Jeny, qu'est ce que tu fous ?!

Il attrape une de mes mèches ébène et l'enroule autour de ses doigts, il me tient toujours par les hanches. Je le regarde, il a les yeux complètement hagard, ne me dites pas qu'il ne se rend pas compte de ce qu'il fait, non, ce n'est pas possible, depuis le temps que lui et moi, non, avec tous les sous entendus, non, c'est bien pour ça qu'il est là ce soir dans ma chambre, dans mon lit. Je me dégage de son étreinte, je me rhabille, il me regarde, il ne comprend pas pourquoi je pars, j'enfile ma veste, me dirige vers la porte, il me retient par le poignet.

- Jeny, reste !

Je lui tourne le dos, sort de cette pièce, sans un regard, j'étouffe, sans un dernier regard, je sors de l'hôtel. Le froid dehors me fait relever le col de ma veste, geste inutile, le vent me glace déjà le corps aussi froid que mon c½ur actuellement. Je marche dans les rues sombres, humides, désertes. Une première larme coule le long de ma joue, bientôt suivit par d'autres qui empruntent les mêmes sillons.
Comment ai-je pu être aussi stupide, moi qui croyais que, mais qui croyais quoi finalement que Tom m'aimait d'un véritable amour, belle connerie ! Il n'est même pas capable de se souvenir de mon prénom, prénom qu'il a pourtant prononcé des milliards de fois aussi bien prononcé dans des moments de peine, de stress, de joie.
Lui et moi, on a tellement partagé de choses, qu'est ce que je peux être bête. J'ai tellement hésité à lui avouer mes sentiments, tellement eu peur de sa réaction, tellement effrayé qu'il me rejette, moi, qu'il m'éloigne de lui, lui qui est toute ma vie, sans lui, je, je meurs.
Mais non, lorsque je lui ai avoué, passionné que je l'aimais, il m'a regardé sans ciller. J'ai d'abord fermé les yeux, peur qu'il ne me frappe, peur de voir sa réaction de dégoût face à moi, peur de voir que je l'avais perdu à jamais. C'est en sentant ses bras se refermer autour de mon corps, en sentant son souffle dans mon coup, en sentant sa chaleur m'envahir que j'ai rouvert mes yeux, pour vérifier que je ne rêvais pas, c'est en l'étreignant que j'ai compris qu'il ne me rejetterait pas, c'est en pleurant tout contre son épaule que je me suis libéré d'un poids.
C'est le c½ur gonflé que je lui ai ouvert ma porte, c'est avec dévouement que je me suis laissé plaquer contre le mur, fléchissant sous le poids de ses caresses, de ses baisers, pour finalement me retrouver nu dans mon lit lui à califourchon au dessus de moi, je me suis abandonné à ses initiatives, ma première fois ....
Je marche toujours dans ces rues sombres, inconnues, sans le vouloir mes pas m'ont ramené devant l'hôtel, je me stoppe, j'hésite, je peux toujours m'enfuir, partir loin, très loin, d'ici, de lui.
Je ne veux pas lui faire face, à lui, à ses yeux, à ce connard qui s'est bourré avant de venir dans ma chambre, ma première fois...
Une nouvelle larme s'échappe de mes paupières, celle-ci n'a pas le temps de finir sa course que je la balaye d'un revers de main, je m'engouffre dans l'hôtel, tête baissée, le pas rapide, je monte quatre à quatre les marches pour me retrouver face à la porte de ma chambre, je pose la main sur la poignée, j'hésite, est ce qu'il est encore là, sûrement pas, il a du sortir trouver une salope pour se terminer, je me décide enfin à entrer, mon lit est vide, aucune trace de Tom, je pénètre plus en avant dans la pièce, je me stoppe, une masse informe est échouée en plein milieu de ma chambre, secouée de spasmes, elle pleure.
Je m'avance vers la forme qui se dessine devant mes yeux, Tom relève la tête à mon approche.

- Excuse-moi, je t'en prie, je ne voulais pas (Tom). Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase.
- Pourquoi es-tu venu si tu ne voulais pas ?

Il me regarde, il ne comprend pas, décidément il ne comprend pas grand-chose ce soir, le petit Tomi ! Il se lève, s'avance vers moi, je recule, je bute finalement dans la porte, je suis bloqué, il se colle à moi, essaye de m'embrasser, je le repousse tant bien que mal. Il s'écroule à mes pieds.

- Bill, parle-moi, pardonne-moi
- Te pardonner, Tom, te pardonner de m'avoir confondu avec l'une de tes poufiasses, tu plaisantes ?
- Bill, ce n'est pas ce que tu crois, j'étais tellement heureux lorsque tu m'as avoué que tu m'aimais, tellement heureux que tu éprouve
s les mêmes sentiments que moi, j'ai perdu pied, j'ai bu un premier verre de joie, un second pour me donner du courage et un troisième et un quatrième ....
Je m'accroupis, lui prend la tête entre les mains.
- Répète ce que tu viens de dire.
- J'ai bu un premier verre, puis un se...
- Non, idiot, pas ça !
Il me regarde, sourit, de son sourire de gosse à qui on tend une sucette.
- Je suis heureux que tu éprouves les mêmes sentiments que moi, car Bill, je t'aime, tout est tout pour moi, je ne peux pas me passer de toi.
A ces mots, je me jeta à son coup, on s'écroula tout deux au sol, on reprit alors ou nous nous étions arrêter, et on pu donner libre cours à notre amour.




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# Posté le lundi 14 janvier 2008 18:45

Chapitre 9

Chapitre 9
Je trouve Tom déjà installé dans le canapé devant la télé, c'est pô juste pourquoi les mecs n'ont besoin que de cinq malheureuses minutes pour se préparer, ils s'en foutent, en l'occurrence un baggy, un tee-shirt et une casquette et le tour est joué.

Tom : au lieu de m'admirer, tu devrais te préparer, on doit être dans le hall dans 20 minutes (big smile).

Mon Dieu, 20 minutes, je ne serais jamais prête, et Nanou qui n'est pas là pour me conseiller, mais au faite mon sac est dans l'appart' de Nanou, depuis hier soir, on est pas repassé chez elle prendre nos fringues. Merde, je fais les cents pas dans la chambre. Tom doit m'entendre car il vient se poser dans l'encadrement de la porte.

Tom : un problème Mademoiselle ?
Moi : oui....en fait non .....peut-être.
Tom : décide toi.
Moi : tu ne m'aide pas là
Tom : dis moi ton problème
Moi : eh bien mes vêtements sont chez Nanou, donc à part les vêtements que j'avais sur moi aujourd'hui je n'ai rien d'autre.
Tom : oh, c'est ça ton problème.

Il me tourne le dos et se rassoie dans la canapé. Je déboule devant lui comme une furie.

Moi : comment ça « c'est ça ton problème ! »

Il se lève, pose ses mains sur mes épaules, frotte son nez au mien.

Tom : figure toi que pendant ta petite escapade avec ton pote, ta Nanou a eu la merveilleuse idée de nous faire dévaliser à Bill et à moi quelques magasins pour le plus grand bonheur de ces demoiselles. Elyn si tu regardes bien à côté de mon sac, tu trouveras différentes poches contenant des vêtements rien que pour toi !

Il finit son discours en me retournant et me poussant vers la chambre et surtout en me gratifiant d'une tape sur les fesses, je me retourne aussitôt.

Tom : oups, je n'aurais pas dû mais c'était tellement tentant ! (petit délire avec l'accent canadien, on oublie !)

Je ne dis rien et je lui saute dans les bras en lui chuchotant « merci, tu es un amour », je m'éclipse pour me préparer, en entendant vaguement Tom me hurler qu'il me reste à peine dix minutes. Rien à faire, je suis sur mon petit nuage.
Je me décide enfin à sortir de la chambre, et je me dresse entre Tom et la télé. Il penche la tête de côté pour continuer de regarder son programme. Je me déplace à nouveau devant lui, puis m'agenouille.

Moi : tu n'en as pas marre de la regarder.
Tom (me fixe) : non, c'est un vrai régale, surtout avec ce décolleté.
Moi : bien, contente que tu apprécies. (Je me lève, tourne sur moi-même). Je suis prête, on peut y aller.

Il se lève à son tour, prend sa veste, passe un bras autour de mes épaules, me rapproche de lui et me dépose un bisou qui claque sur la joue. On rejoint Bill et Nanou dans le hall, ils nous attendent, ainsi que la voiture pour nous mener au restaurant.

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La voiture se stoppe devant un restaurant chinois, chouette maki à volonté. On rentre tous les quatre et on nous dirige vers une table un peu en retrait des autres et surtout à l'abri des regards. On s'installe et commandons nos apéritifs tout en étudiant les menus. Je regarde Nanou qui évite encore mon regard. Qu'est ce qu'elle peut bien avoir, et les gars qui ne nous lâchent pas d'une semelle, elle me cache, quoi, elle a l'air énervée, indécise, complètement ailleurs. Ça m'agace !

Moi : bon, tu le craches ton morceau ?!

Ils me regardent tous les trois surpris, seul le regard de Nanou change une fois la surprise passée, elle baisse la tête, pour la redresser dix secondes après le regard plus déterminé que jamais.

Nanou : j'ai un stage à réaliser, on en a discuté avec Bill, il m'a proposé de venir en Allemagne le temps du stage, ça me permettrait de connaître le monde de la mode en Allemagne, les stylistes, tout ça, autre que Paris, ça me ferait une expérience, en plus bien sur de perfectionner mon allemand.

Elle se tait attendant ma réaction, je la fixe, elle me fixe, on se fixe. Finalement, j'éclate de rire.

Moi : c'est ça que tu n'arrivais pas à me dire depuis tout à l'heure que tu tournes autour du pot, idiote va, c'est génial ma puce, je suis contente pour toi, en plus ça va te faire une sacrée expérience, c'est cool.
Nanou : Oh, Elyn, je suis contente aussi, tu vas voir on va bien se marrer, en plus on pourra les voir tout le temps (elle reprend son sérieux) bien sur, ce n'est que le temps du stage, mais c'est génial, je suis contente que tu es également acceptée la proposition de Tom.
Moi : je .....quoi ?

Nanou me fixe les yeux ronds, elle regarde Tom qui baisse la tête, Bill qui hausse les sourcils.

Nanou : tu ....euh....enfin tu vois ?
Moi : je suis contente pour toi mais je ne viens pas en Allemagne, je commence mon poste sur Paris dans quinze jours. Je suis sincère c'est une bonne chose pour toi. Allez, faut pas rester coincé comme ça, si on commandait, parce que là il se fait un peu faim quand même, non ?

Tom essaye de prendre la parole que je lui coupe en l'embrassant, je lui murmure vite fait un « ne t'inquiètes pas », je lui adresse un beau sourire. Une façade peut être, déçue qu'il ne m'ait pas demandé de venir, non, on le savait dès le début.
Le repas se passe sans aucun faux pas, on mange à se faire éclater l'estomac, mais ce n'est pas grave, on délire avec les baguettes, des petits incidents arrivent avec les ingrédients qui glissent d'entre ces baguettes, on rigole l'esprit léger. On termine dans un pub à l'ambiance feutrée où Gustav et Georg nous rejoignent. La soirée se termine finalement en boîte. Tout le monde semble avoir oublier l'incident sauf Tom que je surprend parfois le regard voilé et l'esprit ailleurs.

Moi : tu ne t'amuses pas ?
Tom : tu veux rentrer ?

# Posté le jeudi 17 janvier 2008 10:39

Modifié le dimanche 03 février 2008 09:29

Chapitre 10

Chapitre 10
Le trajet de retour vers l'hôtel se fait dans un silence total. Je regarde le paysage défiler à travers ma vitre. Les lumières du soir, phares des voitures et lumières de la ville défilent devant mes yeux. Je sens le regard de Tom se poser parfois sur moi, il ouvre la bouche pour parler mais se ravise. La voiture stationne devant l'hôtel, le chauffeur nous ouvre la porte, on descend et se dirigeons vers la chambre de Tom.
Il ouvre la porte et me précède dans sa suite, je rentre à mon tour et me dirige directement vers la chambre, y dépose veste et sac, puis retourne dans le salon. Je me dirige vers le mini bar.

Moi : tu veux boire quelque chose ?
Tom : tu ne veux pas plutôt venir t'asseoir à côté de moi, je pense qu'il faut qu'on discute tous les deux.
Moi : oui, mais on peut boire un verre tout en discutant, non ?!
Tom : une vodka, s'il te plait.
Moi : Ok, c'est partit, et deux vodka.

Je prépare les verres et rejoint Tom sur le canapé. Je lui tends son verre, boit une gorgée du mien et plante mes yeux dans son regard, qu'il détourne.

Moi : Ecoute, ça ne me dérange absolument pas que tu ne m'ais pas proposer de venir en Allemagne, je ne suis pas vexée, ni en colère ou autre. Tout ce que je veux c'est profiter de nos derniers instants ensemble, garder de bons souvenirs et reprendre nos vies après.
Tom : tu es sûre, c'est ce que tu veux ?
Moi : oui, pourquoi ?
Tom : non, rien laisse tomber, ce n'est pas important.
Il a de nouveau ce regard, le même regard perdu qu'il avait en boîte tout à l'heure. Je pose mon verre sur la table basse, et m'assois à califourchon sur lui.

Moi : dis donc jeune homme, si tu ne me dis pas ce qui te tracasse, je ne pourrais absolument pas t'aider.

Je frotte mon nez au sien, caresse ses lèvres des miennes, j'attache mon regard au sien, je veux faire disparaître cette lueur, au fond, je sais ce qui le tracasse mais je ne peux rien pour lui, j'ai ma vie, il a la sienne et elle ne sont pas du tout compatibles, je veux juste profiter du moment présent, passer un bon moment et partir sans regret. Sans regret, peut être pas. Vite dit !
Il pose sa main sur ma joue et me relève le menton. Je l'embrasse, le caresse, le mordille. Il m'allonge sur le canapé, plonge son regard dans le mien.

Tom : tu ne regretteras pas ?
Moi : tais-toi !

Je l'embrasse et me met à califourchon sur lui, et commence l'exploration tant attendue, il hésite pour finalement se détendre et entrer dans la danse, on se déshabille mutuellement, il m'emmène dans la chambre. On découvre nos corps, on frissonne de plaisir, on joue avec les réactions de l'autre, on atteint ensemble l'extase.
Tom s'endort, je l'entends respirer doucement, régulièrement. Mes yeux me piquent, les larmes montent pour finalement s'écraser sur mes joues. Je pleure, je ne peux plus me retenir. Je les essuies d'un revers de main, et continue inlassable à fixer le plafond. La pénombre de la pièce est parfois balayée par les lumières de la ville et fait apparaître des ombres mouvantes dans la chambre. Je passe une bonne partie de la nuit à réfléchir en fixant ce maudit plafond qui ne m'apporte aucune réponse.
5h00, je le regarde, il dort toujours aussi paisiblement, j'ai honte de moi, je suis un monstre, finalement je suis pire que « les autres filles ».

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Début du Flash-Back


Tom m'allonge sur le lit, me caresse, me mordille, j'ai de plus en plus chaud, mes yeux se voilent de plaisir, on lit le même désir dans nos yeux, mon dieu, faite que ce moment dure toujours, il me pénètre, augmente ses va et vient, on atteint l'extase ensemble. Il s'allonge sur moi, toujours en moi. Il me caresse le visage, on se sent tous les deux bien comme ça, heureux.

Tom : rentre avec moi.
Moi : et ma vie ici ?
Tom : on en fera une nouvelle ensemble, toi et moi, on est bien ensemble, on peut construire un nous, notre monde à nous deux.
Moi : tu me demandes de tout abandonner pour te suivre, si ça ne marche pas, j'aurai tout perdu.
Tom : toi et moi, ça va marcher, écoute tu .... tu, viens avec moi !

Il baisse la tête, se retire, s'allonge sur le dos. Je pose ma tête sur son torse.

Moi : d'accord.

Il m'enlace, resserre son étreinte et s'endort le sourire aux lèvres.

Fin du Flash-Back
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5h10. Je me lève doucement, je ne veux surtout pas le réveiller, mon Ange, il dort si bien, je me dirige vers la salle de bain, prend ma douche rapidement, silencieusement. Je m'habille toujours aussi délicatement, parfois, je stoppe mes mouvements, j'attends, j'écoute le moindre bruit, le moindre souffle qui m'indiquerait que mon Ange est réveillé, mais rien, le silence est parfaitement installé dans la suite, rien ne le perturbe même pas mes pensées qui ne cesse de tourner dans ma tête. J'enfile mes vêtements à la va vite, attache mes cheveux en chignons haut et met une pointe de mascara.
Je retourne dans la chambre récupère mes affaires que j'enfourne rapidement dans un sac, enfile ma veste, attrape mon sac, je le regarde toujours endormie une larme tente une sortie que je stoppe, non, je ne pleurerait pas, pas tout de suite, je sors de la chambre, me stoppe à nouveau, une dernière hésitation, un doute, un regard. Je sors de la suite, passe devant la réception, tête baissée, direction la station de métro la plus proche, je m'y engouffre, descend à la station de l'appartement de Nanou, je connais le chemin par c½ur pour l'avoir fait tellement de fois, dans des états d'esprits bien plus léger qu'aujourd'hui, je rentre et ressorts avec mon sac de voyage à peine 5 minutes se sont écouler. Je m'engouffre à nouveau dans le métro pour descendre cette fois ci à l'arrêt Magenta. Je presse le pas dans les couloirs. Je lèves les yeux au tableau des départs, train à destination de Lille : 6h58, j'achètes mon billet, monte dans le train, mes mouvements se font toujours aussi automatiquement, je cherche ma place dans le wagon, la trouve, range mes sacs au dessus de ma tête dans le compartiment, m'installe sur le siège, sors mes écouteurs, musique en route, tête contre la fenêtre. Quelques secousses et le train part. Au revoir Paris, à bientôt Nanou, adieu Tom. Cette fois-ci, je ne retiens plus mes larmes qui inondent mon visage, les personnes présentent dans le train m'observent, je m'en fous, je veux juste qu'on me laisse tranquille avec ma peine, ma douleur. Je veux disparaître sous terre, ne plus jamais revoir la surface.
Mes larmes cessent finalement, le train continu d'avaler les kilomètres à une allure folle, le paysage défile, je rentre chez moi.

# Posté le dimanche 03 février 2008 12:40

Chapitre 11

Chapitre 11
Quelle joie de voir les étoiles dans les yeux de mes amis au fur et à mesure que je leur raconte mon histoire, que le suspens les fait vibrer, de les voir pendu à mes lèvres et de les voir prier pour avoir tous les détails surtout les plus croustillants. Ça fait une semaine que je me suis installée à Paris, cette fois-ci définitivement, une semaine que j'ai commencé mon nouveau job, une semaine que Nanou m'a annoncé qu'elle partait demain. C'est d'ailleurs la raison de notre dernière soirée tous ensembles dans l'appart de Nanou. J'ai fini de leur raconter, Nanou me tient toujours la main, d'ailleurs je crois qu'elle me la tient depuis le début, elle va vraiment me manquer, allez c'est l'histoire que de quelques mois, un stage ce n'est pas long, mais la voir avec Bill, non, c'est trop dur, je ne pourrais pas le revoir lui, mon Ange, c'est impossible, pas de la manière que je suis partie, pas de la manière que je lui ai menti. Je relève la tête, les regarde, esquisse un sourire, une première question, puis une seconde, elles fusent.
Je leur explique que je n'ai aucun regret, que ma vie a repris son cour, et surtout que j'ai appelé Ben, qu'on a eu deux RDV depuis mon retour, il est doux, patient, pleins d'attentions. Nanou reprend le cours de sa soirée en main, remplit nos verres, monte le son et fait la folle. Elle va vraiment me manquer ma Nanou.
Salope, c'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit lorsque j'ai composé le numéro de téléphone de Ben.
Traînée, fut le second, quand je m'observais rigoler à ses blagues, flirté et faire comme-ci rien ne s'était jamais passé.
Pathétique est le troisième, quand je rentre chez moi et que je m'effondre en pleurs sur mon lit, et ce soir n'échappera pas à ce rituel vieux maintenant de trois semaines. Eh oui, je suis devenue la reine de la façade, toujours le sourire, joyeuse et la première à faire les conneries, Nanou s'est prise dans mon jeu, elle s'est finalement ralliée à ma version des faits comme quoi, je n'éprouvais absolument rien pour Lui, juste une simple attirance, si elle savait, si tu savais Nanou comme je souffre, si tu savais que tu es la seule personne à me maintenir debout, tu ne partirais pas. Egoïste, non, ce mot la, je ne veux pas l'entendre, tu as le droit à ta part de bonheur ma Nanou.
Je sors sur le balcon, regarde la lune et les étoiles, je prends une grande bouffée d'air que je relâche d'un coup.

... : un souci ?
Moi : pas vraiment. Tu vas me manquer.
Nanou : je sais toi aussi, mais quatre mois ce n'est rien, et tu sais que tu es la bienvenue, Bill m'a dit qu'il y avait une chambre de dispo, si tu te décidais à venir même pour un week-end.
Moi : c'est gentil, tu es bien avec lui, 3 semaines c'est un record pour ma Nanou,, tu as l'air heureuse.
Nanou (pensive) : oui c'est vrai, et toi, Ben n'a pas voulut t'accompagner ce soir.
Moi : je ne lui ai pas proposé, tu sais, on est pas ensemble, on fait connaissance.
Nanou : je te connais quand tu prends ton temps comme ça, c'est que tu veux une relation stable.
Moi : c'est vrai.

Nanou pardonne moi de te tromper ainsi, mais je veux vraiment que tu sois heureuse, que tu partes l'esprit léger, que je ne devienne pas le boulet accrocher à ta cheville. Je passe mes bras autour de ses épaules, resserre mon étreinte et pose ma tête sur son épaule. Je relève la tête, lui essuie une larme, et lui fait un énorme bisou qui claque sur la joue et part.

Moi : bye, bye, la miss, n'oublies pas de donner de tes nouvelles de temps en temps.

Je récupère veste et sac, sort dans la rue, me retourne vers son appartement, elle est toujours là sur son balcon. Je la regarde, lui fait de grand signe de la main et lui crie.

Moi : JE T'AIME !! APPEL MOI MA BELLE ! POUTOUX !

Elle me fait à son tour de grands signes et me crie qu'elle m'aime. Cette fois-ci, je pars. Mon appartement n'est pas loin du sien. Je resserre ma veste contre moi, il est trois heures du matin, je marche dans la rue jusqu'à mon immeuble, je le regarde, rentre le code de la porte et monte les escaliers jusqu'au premier étage, au fur et à mesure que je gravi les marches, les larmes s'écrasent contre mes joues, j'arrive devant ma porte, déverrouille la porte, j'abandonne ma veste et mon sac à même le sol. Je balaye mon « chez moi » du regard, seule Nanou est venue ici, seule Nanou connaît mon adresse, seule Nanou me comprend, je m'effondre à genou, la tête dans les mains, je me maudit d'être aussi bête, d'être aussi seule, de l'avoir abandonné.
Je me déteste d'être aussi faible, je me hais de baisser les bras dès qu'un putain d'obstacle se dresse devant moi, je veux mourir, j'hurle, à genoux, en plein milieu de mon salon. Je m'allonge finalement en pleurs sur le parquet.
Pourquoi je ne peux pas relever la tête, pourquoi je ne peux pas l'oublier, trois semaines, trois putains de semaines que je pense à lui nuits et jours. Je me traîne jusqu'à la salle de bain, bien décidée à ne pas me coucher cette fois-ci avec les traînées laissées par mon maquillage et mes pleurs. Je me redresse et m'observe dans le miroir, pathétique, oui c'est le bon mot. Le visage dévasté par les larmes, les traits tirés, les yeux rouges, les joues creusées, je ne suis plus que l'ombre de moi-même, je prends appui sur le lavabo, une nouvelle crise de larmes, ça ne finira donc jamais, je tape du poing contre le miroir qui se fissure, je m'observe, je regarde mes mille et un reflet, je tape à nouveau dedans, cette fois-ci, il se casse, des milliers de morceaux tombent dans le lavabo et sur le sol. Je regarde les articulations de ma main, frotte un peu pour faire tomber les morceaux de verres de celle-ci. Le sang se met faiblement à couler le long de mes doigts, je regarde ces micro sillons se faire un chemin, fascinée, mon regard se pose sur les morceaux de miroir éparpillaient dans le lavabo, sept ans de malheurs, sept, déjà trois semaines je m'effondre, alors sept ans. Je me saisis d'un des morceaux, le serre un peu trop fort, il m'entaille l'intérieur de la main. Une envie, se force un passage dans mon cerveau, je fais doucement tourner le morceau dans ma main, dernière hésitation, finalement j'enfonce lentement le morceau coupant dans mon poignet puis l'entaille dans toute sa longueur, je lâche le morceau qui de brise dans le lavabo, le sang perle de l'entaille, puis coule, cette fois-ci, ce n'est pas des micro sillons mais un flot de sang tout comme mes larmes, je m'assoie par terre contre le carrelage adossé à la baignoire, mon sang continue de s'écouler hors de mes veines, ma tête me tourne, je tente de me lever, mais m'écroule au sol. Je me traîne tant bien que mal dans le salon, j'entends vaguement quelqu'un sonner à ma porte, pourquoi j'ai fait ça , je ne veux pas mourir, il faut que j'ouvre cette porte, je me traîne à nouveau mais m'écroule, je me sens de plus en plus mal, mes yeux se voilent, j'ai froid, j'ai envie de dormir, la personne s'acharne maintenant sur ma porte, j'entends des voix, il y en a plusieurs, je ne les reconnais pas, je reste allongée par terre sans force, je rapproche mes genoux vers moi, mes larmes ne coulent plus, par contre une flaque de sang m'entoure, on s'acharne toujours contre ma porte, j'entends un boum, qu'est ce qu'ils font à ma porte, cette fois-ci mes yeux se ferment complètement, je pars, je sombre.

# Posté le dimanche 03 février 2008 14:44