Brouillard, j'ai la tête complètement dans le brouillard, j'ai une grosse caisse qui tambourine dans mon crâne, mes veines sont sous pression le long de mes tempes. Je tente d'ouvrir les yeux, trop de lumière, je les referme aussitôt. Je suis complètement désorientée.
... : Mademoiselle McBride ?!
... : Elyn, ouvre les yeux.
Moi : hum...
Je ne sais pas du tout ou je suis et encore moins ce que je fais là, j'ai la gorge sèche, la bouche pâteuse, j'ouvre la bouche et la referme comme un poisson qui manque d'air. Je sens qu'on me soulève légèrement la tête, qu'on entrouve mes lèvres, un liquide froid s'écoule dans ma gorge. Je tente une nouvelle fois d'ouvrir les yeux, l'assistance me regarde avec de grands yeux, je ne reconnais aucun des visages présents autour de moi.
... : Mademoiselle McBride, comment vous sentez-vous ?
Moi : je suis où ?
Infirmière n°1 : A l'hôpital Mademoiselle ?
Moi : à l'hôpital, pourquoi ?
Infirmière n°1 : vous avez été admise aux urgences, il y a maintenant 3 jours pour tentative de suicide, Mademoiselle.
Moi : j'ai mal à la tête, je ne me souviens pas.
Médecin : c'est normal, vous avez perdu beaucoup de sang, on vous a amené à temps, vous pouvez remercier votre sauveur.
Moi : mon sauveur ?!
Médecin : oui, il a dû s'absenter mais il repassera un peu plus tard dans la journée, pour le moment, nous allons vous examiner et réaliser plusieurs examen, d'accord ?!
Il ne me laisse pas le temps de répondre, qu'il me trimballe à travers les couloirs dans mon super lit à roulette. Finalement, je crois qu'il n'attendait pas de réponse à sa question. Par contre, il y en a des millions qui affluent dans ma tête, déjà qui se cache sous ce mystérieux sauveur, et je voudrais qu'on me raconte tout dans le détail ce qui s'est passé car j'ai plusieurs wagons de retard que j'aimerais bien rattrapé.
Je passe ma journée à être examinée sous tous les angles, ma merveilleuse journée au pays où tout est aseptisé se termine par une visite par la case psy qui me pose des milliers de question sur les raisons de mon geste, une chance que je ne sois plus chez mes parents, sinon ils auraient débarquer ici et s'expliquer avec mon père, c'est loin d'être une partie de plaisir.
Cela fait maintenant une heure que je suis de retour dans ma chambre, je lutte pour rester éveiller et découvrir le visage de mon sauveur, mais les bras de Morphée ont finalement raison de ma volonté et je sombre dans un sommeil peuplé de flash-back vieux de trois jours, je me repasse en boucle la soirée chez Nanou et ma folie suicidaire, sans jamais découvrir ne serait-ce un indice sur l'identité de mon sauveur.
3h00, je me réveille en sursaut, j'ai des sueurs froides, je ne sais même pas si Nanou est partie en Allemagne, est-elle au courant de ce que j'ai fait. Je m'assoies dans mon lit, je n'ai pas envie de passer davantage de temps ici entre ses quatre murs. Je regarde par la fenêtre, il fait nuit sur Paris, quelques passants courent sur les trottoirs humides espérant échappés à la pluie qui les glacent et imprègne leurs vêtements. Je me lève et me dirige vers la penderie où sont rangés mes vêtements nettoyés et pliés, c'est mieux que l'hôtel ici. Je les enfile et sort de ma chambre. Je croise une infirmière qui ne me reconnaît pas tout de suite mais qui après un temps d'hésitation part prévenir le médecin de ma sortie prématuré, je n'attends pas mon reste et me dirige d'un pas vif vers la sortie.
Médecin : Mademoiselle ... Mademoiselle McBride, un instant s'il vous plait.
Moi (je me retourne agacée) : oui ?!
Médecin : que comptez-vous faire ?
Moi : rentrer chez moi, prendre une bonne douche et surtout continuer ma vie en essayant d'effacer ce passage de ma mémoire.
Médecin : je ne suis pas sûr que ce soit judicieux de votre part de sortir maintenant, il vaudrait mieux que vous restiez encore quelques jours en observation.
Moi : vous m'avez fait passé un nombre certain d'examen toute la journée donc s'il y a quoique se soit, vous avez mes coordonnées donc appelez moi.
Je ne lui laisse pas le temps de me répondre, ce n'était pas une question, je passe enfin la porte de sortie de cet hôpital, prend un taxi et rentre chez moi. Je passe devant l'appartement de la gardienne qui est justement dans le hall, elle prend de mes nouvelles, m'expliquant que ma porte a été remplacé tout en m'exposant que la société et les jeunes sont à la dérive. Ok, j'en prend pour mon grade, je lui souhaite rapidement une bonne soirée et me retrouve devant mon appartement. J'ouvre prestement la porte que je referme tout aussi rapidement.
La lumière allumée me permet de vérifier que mon appartement a été nettoyé et rangé, le miroir de la salle de bain a été remplacé, aucune tâche de sang ne vient décorer mon parquet.
Je me fais couler un bain, plein de mousse, le temps que je me choisisse des vêtements chaud. Je me glisse dans l'eau bouillante, je me détends un peu, le bandage autour de mon bras devient humide, puis fait apparaître du rouge, je décide de l'enlever, il laisse apparaître mon entaille qui a été complètement recousue, la tête me tourne, j'aurais peut être dû rester encore une nuit là-bas. Je me savonnes et m'enroule dans une énorme serviette. Je me sèche et m'habille.
Dans la cuisine, je me prépare un chocolat chaud que je sirote bien installée dans mon canapé, emmitouflée dans mon plaid. Je zappe de chaîne en chaîne, dans l'espoir vain de trouver une chaîne captivante. Toujours en plein zapping quand on s'acharne sur ma porte d'entrée. Ouvrira ? Ouvrira pas ? Je prends le luxe de réfléchir encore quand la personne hurle maintenant dans tout le couloir. Je me lève nonchalante, déverrouille ma porte sans prendre la peine de l'ouvrir. Je retournes sur mon ami du moment : le canapé.
... : ou étais-tu, je me suis inquiété, quand je suis revenu à l'hôpital, le médecin m'a dit que tu étais partie ?
Moi : bah tu vois, tu m'as retrouvé, si je comprend bien c'est à toi que je dois dire un grand merci, d'être intervenu.
... : oui, si je n'étais pas venu, tu serais morte à l'heure qu'il est.
Moi : assis toi et raconte moi, s'il te plait.
... : j'ai appris par hasard que tu étais chez Nanou pour sa soirée d'adieu donc je suis passé dans l'espoir de te voir, mais je suis arrivé trop tard, tu imagines la surprise de Nanou quand elle m'a vu devant sa porte, bref, il se trouve que tu as oublié ton portable chez elle, elle m'a répété un millier de fois que ce n'était pas une bonne idée que je te le ramènes mais j'ai assez insisté pour qu'elle me donne ton adresse. Si tu veux savoir, elle n'est pas au courant de ta petite escapade à l'hôpital, et, oui, elle est très bien arrivé en Allemagne, (il fixe mon bras), eh bien dis donc tu ne t'es pas loupé, tu dois vraiment tenir à lui pour aller aussi loin, pour moi si je me rappelles bien, tu as porté plainte.
Moi : tu veux bien continuer s'il te plait.
... : Oui, quand je suis arrivé devant ta porte certain de tes voisins étaient dans le couloir, alertés par des cris et des objets brisés venant de ton appartement, finalement, un de tes voisins a enfoncé ta porte pour entrer et on a appelé les pompiers immédiatement.
Il finit son récit par un grand sourire, je suis déçue, finalement, quitte à être sauvé, j'aurais préféré avoir affaire à un inconnu et non à lui. Il profite de mon moment de flou pour se rapprocher de moi et m'enlacer. Je m'éloigne de lui.
Moi : écoute Romain, je ne te remercierai jamais assez d'être intervenu mais ça n'effacera jamais ce qu'il passait, ce que tu m'as fait subir. Maintenant, si tu veux bien, je suis fatiguée, j'aimerais me reposer, tu veux bien partir s'il te plait ?
Rom : ok, je repasserais demain
Moi : si tu veux.
Il part, je m'allonges dans mon lit, somnole. Au matin, je passe à la boulangerie, j'amène les croissants à mes collègues, je discute avec mon patron, je les salue et repasse à l'appartement avant de re-sortir. Plusieurs sonneries.
Moi : Nanou ?
Nanou : Oui
Moi : c'est moi.
... : Mademoiselle McBride ?!
... : Elyn, ouvre les yeux.
Moi : hum...
Je ne sais pas du tout ou je suis et encore moins ce que je fais là, j'ai la gorge sèche, la bouche pâteuse, j'ouvre la bouche et la referme comme un poisson qui manque d'air. Je sens qu'on me soulève légèrement la tête, qu'on entrouve mes lèvres, un liquide froid s'écoule dans ma gorge. Je tente une nouvelle fois d'ouvrir les yeux, l'assistance me regarde avec de grands yeux, je ne reconnais aucun des visages présents autour de moi.
... : Mademoiselle McBride, comment vous sentez-vous ?
Moi : je suis où ?
Infirmière n°1 : A l'hôpital Mademoiselle ?
Moi : à l'hôpital, pourquoi ?
Infirmière n°1 : vous avez été admise aux urgences, il y a maintenant 3 jours pour tentative de suicide, Mademoiselle.
Moi : j'ai mal à la tête, je ne me souviens pas.
Médecin : c'est normal, vous avez perdu beaucoup de sang, on vous a amené à temps, vous pouvez remercier votre sauveur.
Moi : mon sauveur ?!
Médecin : oui, il a dû s'absenter mais il repassera un peu plus tard dans la journée, pour le moment, nous allons vous examiner et réaliser plusieurs examen, d'accord ?!
Il ne me laisse pas le temps de répondre, qu'il me trimballe à travers les couloirs dans mon super lit à roulette. Finalement, je crois qu'il n'attendait pas de réponse à sa question. Par contre, il y en a des millions qui affluent dans ma tête, déjà qui se cache sous ce mystérieux sauveur, et je voudrais qu'on me raconte tout dans le détail ce qui s'est passé car j'ai plusieurs wagons de retard que j'aimerais bien rattrapé.
Je passe ma journée à être examinée sous tous les angles, ma merveilleuse journée au pays où tout est aseptisé se termine par une visite par la case psy qui me pose des milliers de question sur les raisons de mon geste, une chance que je ne sois plus chez mes parents, sinon ils auraient débarquer ici et s'expliquer avec mon père, c'est loin d'être une partie de plaisir.
Cela fait maintenant une heure que je suis de retour dans ma chambre, je lutte pour rester éveiller et découvrir le visage de mon sauveur, mais les bras de Morphée ont finalement raison de ma volonté et je sombre dans un sommeil peuplé de flash-back vieux de trois jours, je me repasse en boucle la soirée chez Nanou et ma folie suicidaire, sans jamais découvrir ne serait-ce un indice sur l'identité de mon sauveur.
3h00, je me réveille en sursaut, j'ai des sueurs froides, je ne sais même pas si Nanou est partie en Allemagne, est-elle au courant de ce que j'ai fait. Je m'assoies dans mon lit, je n'ai pas envie de passer davantage de temps ici entre ses quatre murs. Je regarde par la fenêtre, il fait nuit sur Paris, quelques passants courent sur les trottoirs humides espérant échappés à la pluie qui les glacent et imprègne leurs vêtements. Je me lève et me dirige vers la penderie où sont rangés mes vêtements nettoyés et pliés, c'est mieux que l'hôtel ici. Je les enfile et sort de ma chambre. Je croise une infirmière qui ne me reconnaît pas tout de suite mais qui après un temps d'hésitation part prévenir le médecin de ma sortie prématuré, je n'attends pas mon reste et me dirige d'un pas vif vers la sortie.
Médecin : Mademoiselle ... Mademoiselle McBride, un instant s'il vous plait.
Moi (je me retourne agacée) : oui ?!
Médecin : que comptez-vous faire ?
Moi : rentrer chez moi, prendre une bonne douche et surtout continuer ma vie en essayant d'effacer ce passage de ma mémoire.
Médecin : je ne suis pas sûr que ce soit judicieux de votre part de sortir maintenant, il vaudrait mieux que vous restiez encore quelques jours en observation.
Moi : vous m'avez fait passé un nombre certain d'examen toute la journée donc s'il y a quoique se soit, vous avez mes coordonnées donc appelez moi.
Je ne lui laisse pas le temps de me répondre, ce n'était pas une question, je passe enfin la porte de sortie de cet hôpital, prend un taxi et rentre chez moi. Je passe devant l'appartement de la gardienne qui est justement dans le hall, elle prend de mes nouvelles, m'expliquant que ma porte a été remplacé tout en m'exposant que la société et les jeunes sont à la dérive. Ok, j'en prend pour mon grade, je lui souhaite rapidement une bonne soirée et me retrouve devant mon appartement. J'ouvre prestement la porte que je referme tout aussi rapidement.
La lumière allumée me permet de vérifier que mon appartement a été nettoyé et rangé, le miroir de la salle de bain a été remplacé, aucune tâche de sang ne vient décorer mon parquet.
Je me fais couler un bain, plein de mousse, le temps que je me choisisse des vêtements chaud. Je me glisse dans l'eau bouillante, je me détends un peu, le bandage autour de mon bras devient humide, puis fait apparaître du rouge, je décide de l'enlever, il laisse apparaître mon entaille qui a été complètement recousue, la tête me tourne, j'aurais peut être dû rester encore une nuit là-bas. Je me savonnes et m'enroule dans une énorme serviette. Je me sèche et m'habille.
Dans la cuisine, je me prépare un chocolat chaud que je sirote bien installée dans mon canapé, emmitouflée dans mon plaid. Je zappe de chaîne en chaîne, dans l'espoir vain de trouver une chaîne captivante. Toujours en plein zapping quand on s'acharne sur ma porte d'entrée. Ouvrira ? Ouvrira pas ? Je prends le luxe de réfléchir encore quand la personne hurle maintenant dans tout le couloir. Je me lève nonchalante, déverrouille ma porte sans prendre la peine de l'ouvrir. Je retournes sur mon ami du moment : le canapé.
... : ou étais-tu, je me suis inquiété, quand je suis revenu à l'hôpital, le médecin m'a dit que tu étais partie ?
Moi : bah tu vois, tu m'as retrouvé, si je comprend bien c'est à toi que je dois dire un grand merci, d'être intervenu.
... : oui, si je n'étais pas venu, tu serais morte à l'heure qu'il est.
Moi : assis toi et raconte moi, s'il te plait.
... : j'ai appris par hasard que tu étais chez Nanou pour sa soirée d'adieu donc je suis passé dans l'espoir de te voir, mais je suis arrivé trop tard, tu imagines la surprise de Nanou quand elle m'a vu devant sa porte, bref, il se trouve que tu as oublié ton portable chez elle, elle m'a répété un millier de fois que ce n'était pas une bonne idée que je te le ramènes mais j'ai assez insisté pour qu'elle me donne ton adresse. Si tu veux savoir, elle n'est pas au courant de ta petite escapade à l'hôpital, et, oui, elle est très bien arrivé en Allemagne, (il fixe mon bras), eh bien dis donc tu ne t'es pas loupé, tu dois vraiment tenir à lui pour aller aussi loin, pour moi si je me rappelles bien, tu as porté plainte.
Moi : tu veux bien continuer s'il te plait.
... : Oui, quand je suis arrivé devant ta porte certain de tes voisins étaient dans le couloir, alertés par des cris et des objets brisés venant de ton appartement, finalement, un de tes voisins a enfoncé ta porte pour entrer et on a appelé les pompiers immédiatement.
Il finit son récit par un grand sourire, je suis déçue, finalement, quitte à être sauvé, j'aurais préféré avoir affaire à un inconnu et non à lui. Il profite de mon moment de flou pour se rapprocher de moi et m'enlacer. Je m'éloigne de lui.
Moi : écoute Romain, je ne te remercierai jamais assez d'être intervenu mais ça n'effacera jamais ce qu'il passait, ce que tu m'as fait subir. Maintenant, si tu veux bien, je suis fatiguée, j'aimerais me reposer, tu veux bien partir s'il te plait ?
Rom : ok, je repasserais demain
Moi : si tu veux.
Il part, je m'allonges dans mon lit, somnole. Au matin, je passe à la boulangerie, j'amène les croissants à mes collègues, je discute avec mon patron, je les salue et repasse à l'appartement avant de re-sortir. Plusieurs sonneries.
Moi : Nanou ?
Nanou : Oui
Moi : c'est moi.



