Epilogue

Epilogue
Le contrôleur annonce le départ imminent du train, je pose ma tête contre le dossier, ferme les yeux.

Dernière annonce du contrôleur puis le bip sonore de fermeture automatique des portes se fait entendre, elle se ferme, se verrouille, le train émet un premier soubresaut, puis se met en marche lentement, puis de plus en plus vite il s'éloigne du quai puis de la gare.

Je le regarde partir, puis réagis et commence à courir en direction de la sortie, je me stoppes devant le banc où est assis Tom, tête baissée. Je m'avance doucement, pose ma main sur sa tête, m'agenouille, puis lui relève doucement la tête, les larmes sont entrain de ravager son visage. Dès qu'il me voit, il les essuie d'un revers de la main, il s'apprête à parler, je lui pose délicatement mon index sur ses lèvres.

Moi : je t'aime.

Il me sert dans ses bras, j'ai l'impression que je vais étouffer mais je suis tellement bien, on reste ainsi encore quelques minutes, puis main dans la main, on rentre à l'appartement.

# Posté le mardi 19 février 2008 16:24

IL Y A QUELQUE CHOSE DE NOUVEAU DANS MA VIE !!

IL Y A QUELQUE CHOSE DE NOUVEAU DANS MA VIE !!
Non, ce n'est pas se drôle de petit oiseau !
c'est le titre de la seconde fiction que j'écris toujours sur les TH et avec la participation des CB mais en total incognito.


Pour celles et ceux qui souhaiteraient un peu de PUB pour leur blog, c'est ici laissé un com et je ferais la mise en page.

Poutoux à tous !!

Lau.
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# Posté le mercredi 20 février 2008 16:43

Modifié le jeudi 06 mars 2008 15:47

Chapitre 1

Chapitre 1
- Elyn ! ELYN ! MADEMOISELLE MCBRIDE !
- Oui
- Je peux savoir pourquoi vous êtes descendue du bus ?
- Ben est descendu, alors je l'ai suivi.
- Je ne me rappelle pas vous avoir demandée de descendre !
- C'est vrai, je ne me rappelle pas non plus, de toute manière dans la liste d'appel, je suis juste après lui donc on va dire que j'ai pris un peu d'avance.

Prof : Benjamin, prenez votre valise et suivez votre correspondant s'il vous plaît. Quant à vous, Melle McBride, venez ici que je vous présente à votre correspondant.
Moi : pourquoi, Elle, elle a le droit de descendre alors qu'on ne l'a pas appelé.
Prof : Mandy, venez mon petit, parce qu'Elyn vous êtes dans la même famille, voici vos correspondants, allez chercher vos affaires et suivez les.

Je regarde vite fait nos correspondants, casquette, bonnet, lunettes de soleil, écharpe, à part vous dire qu'ils font minimum 1m80, je ne serais trop vous décrire à quoi il ressemble, je vais chercher ma valise, suivie de près par Mandy. Quelle galère, j'aurai préféré me retrouver dans la même famille que Ben, au moins on n'aurait pas été séparé. Enfin j'extrais ma valise du ventre du car et me dirige à nouveau vers nos correspondants, ils nous demandent de les suivre jusqu'à la voiture.

Moi : Non, attendez, j'ai oublié un truc dans le bus.

Je les laisse en plan avec ma valise, je vois Mandy croiser les bras et souffler, j'entraperçois Ben avec son corres, si je me dépêche j'aurais le temps de lui dire au revoir. Je monte comme une flèche dans le bus, sans manquer de faire hurler au passage ma prof. Je retourne à ma place, récupère ma guitare et redescend rejoindre tout ce petit monde, ma guitare sur l'épaule. A peine arrivée à leur hauteur que je vois Ben se diriger vers une voiture, prêt à partir. Je me mets à hurler.

Moi : BEN ! BEN ! Tu as oublié mon bisou.

Bah quoi les gens, oui nous les français, nous sommes des personnes très expressives, nous avons besoin de crier en plein milieu d'un parking et de faire des grands gestes !
Ben se dirige vers moi, je me jette dans ses bras, lui colle un énorme bisou sur la joue, lui m'embrasse le front et me caresse doucement la joue. On se sépare, lui retourne vers son corres, je me retourne, un grand sourire aux lèvres, je récupère ma valise, les regardes, attendant une réaction de leur part. A la voiture, nos bagages atterrissent dans le coffre, avec Mandy, nous montons derrière et les deux garçons montent devant, dont l'un derrière le volant.

Que je vous explique, je m'appelle Elyn McBride, ça, je pense que vous l'aurais compris, j'ai 18 ans en terminale S, et surtout en voyage scolaire en Allemagne pour trois semaines.
Elle, Mandy, c'est une longue histoire, ou plutôt courte, aussi courte que ses fringues, loin d'être bête mais a tendance à oublier que l'on peut plaire à un garçon autrement qu'en montrant son cul. Enfin, trois semaines sous le même toit qu'elle, risquent d'être fort intéressante.
La voiture se stoppe devant une maison, belle bâtisse, style plutôt coloniale.
On descend de la voiture bagages en main, on rentre, accueillis par leur parent, un couple, la quarantaine, l'air plutôt sympathique, à part la drôle de tête en voyant la tenue de Mandy, on discute un peu avec eux, les garçons n'ont toujours pas enlevés ni écharpes, ni lunettes. Ils ont vraiment une attitude bizarre ses allemands. On va à l'étage pour choisir nos chambres. En haut de l'escalier, ils nous expliquent qu'à droite, l'étage est occupé par leur parent : chambre, bureau et salle de bains.
On va donc à gauche ou le couloir dessert 4 portes. Les deux premières sont l'une en face de l'autre et occupées par les garçons, Mandy va directement ouvrir la seconde porte sur la droite, donc je prends celle d'en face, je l'ouvre, une vaste pièce apparaît devant mes yeux, avec dressing, bureau, musique, je pose ma guitare sur le lit, ouvre la porte du dressing, y range ma valise, je vois une seconde porte que j'ouvre sur une salle de bains au fond de laquelle il y a à nouveau une porte.

Moi : c'est quoi cette porte ?
Corres 1 : c'est la porte de ma chambre.
Moi : quoi la porte de ta chambre.
Corres 1 : oui, nos chambres communiquent via la salle de bain, les portes se verrouillent de l'intérieur, mais le plus souvent je laisse ouvert.
Moi : ouais, chacun son truc. Je pose vous poser une question ?
Les deux en ch½ur : oui.
Moi : c'est une mode en Allemagne de garder lunettes de soleil et écharpe à l'intérieur et le soir ?
Corres 2 : euh, non, on ne vous a pas prévenu ?
Moi : de quoi ?
Mandy : quoi tu n'as pas lu les feuilles de voyage avant de venir ?
Moi : quelles feuilles ?!
Mandy : oh ! je tiens un scoop, Elyn McBride à la ramasse ?
Moi : je t'emmerde !

Je la vois se diriger vers nos correspondants et leur enlève leur camouflage, ils se laissent faire, ne bougent même pas un sourcil. Dès qu'elle a finit, elle se recule pour me laisser regarder.

Mandy : Tom et Bill Kaulitz ! Il faut lire les papiers qu'on te donne, tu aurais su qu'on allait dans leur lycée, donc susceptible de les rencontrer. La c'est mieux on est carrément chez eux, trop top !
Moi (je l'imite) : ouais trop top !

Bill émet un petit rire, je le regarde, il me fait un clin d'½il, je détourne la tête, il croit quoi lui. Maintenant, c'est Tom qui rigole, ce qui a l'air de taper sur les nerfs de Bill. Je regarde ce dernier et lui fait un grand sourire. Mon téléphone se met à sonner.

Moi : Ben chou, tu vas bien, t'es où ?
Ben : je suis devant ta maison.
Moi : bien sur, à d'autres !
Ben : je ne blague pas, Andréas est leur meilleur ami.
Moi : Andréas, c'est qui ?
Bill : notre meilleur ami !
Ben : mon corres.
Moi : t'es sérieux, tu es là ?
Ben : oui !
Moi : génial j'arrive.

Je raccroche, bouscule un peu les autres pour sortir de ma nouvelle chambre, dévale les escaliers, ouvre la porte et me jette dans les bras de Ben, devant les yeux exorbités du fameux Andréas. On rejoint les autres au salon, Ben s'assoit sur un fauteuil et moi sur ses genoux.

Andréas : vous avez fait bonne route ?
Moi : ça va un peu long, pas trop confortable, mais ça va !
Mandy : Clair ! Ce n'est pas le bus de tournée des TH qu'on avait !

Les garçons se regardent, expression bizarre. J'engage la conversation avec Andréas, pendant que Mandy drague Tom.

Bill : ça fait longtemps que vous vous connaissez ?
Ben (me pousse) : Elyn, on te parle !
Moi : Ooouuuuuiiiiii !
Bill : je demandais si vous vous connaissez depuis longtemps.
Moi : en fait, Mandy est une amie d'enfance de Ben.
Ben : ah, ok !
Andréas : sinon tous les trois vous parlez très bien allemand.
Moi : maman est allemande donc on parle souvent à la maison.
Tom : donc tous les trois, vous vous êtes rencontrés au jardin d'enfance.

Je vais pour répondre mais Mandy prend les devants, me fait un clin d'½il qui n'a rien de discret et enchaîne. J'hausse les épaules, je ne la comprends pas du tout cette fille.

Mandy : oui, on se connaît tous les trois depuis le jardin d'enfance.
Andréas : bon, nous on doit y aller, on se voit demain dimanche, vos parents, nous ont invités à manger le midi.
Moi : je vous raccompagne.
Andréas : c'est bon, ça va aller.
Moi : ok, Ben, bonne nuit c½ur !

Je le sers très fort dans mes bras, il fait de même, il me chuchote bonne nuit à l'oreille, m'embrasse puis s'en va. Je baisse la tête dessus qu'on soit séparé, je n'aime vraiment pas être loin de lui. Tom passe un bras autour de mes épaules.

Tom : si tu as peur de dormir seule cette nuit, je remplacerais volontiers ton copain.

A l'écoute de la réplique de Tom, Mandy éclate de rire.

Tom : qu'est ce qu'elle a ?
Moi : rien chez elle, c'est normal. Bill, c'est quoi le programme pour demain.
Bill : pourquoi, tu demandes ça à moi ?
Moi : parce que Tom est partit faire une descente dans le frigo avec Mandy, je ne vais pas parler au coussin, donc je te parle à toi, mais bon si je te gêne, tu le dis !
Bill : non, ça va tant que tu ne te jettes pas sur moi comme tu le fais sur Ben !
Moi : t'inquiètes pas, je ne me jettes que sur Ben !

On se tait, on se fusille du regard, je ne sais même pas pourquoi on se prend la tête, c'est qu'il a l'air susceptible le garçon ! Tom et Mandy reviennent de la cuisine avec un plateau chargé de nourriture. On se prépare des sandwichs à 11h du soir. On fait un peu connaissance.

Tom : tu as une guitare, tu sais en jouer.
Moi : non, je la trimbale juste sur mon épaule, histoire de ....
Tom : ok, je l'ai cherché.
Moi : ça ne fait pas longtemps que je joues juste un an, je commence à me débrouiller, je lutte encore un peu sur certain barré.
Bill : qu'est ce qui t'as poussé à apprendre à jouer.
Moi : j'adore la musique, je joues du violon et du piano, j'aimerais maintenant savoir jouer de la guitare, je trouve que c'est un bon instrument, tu peux faire pas mal de chose, jouer une musique juste à la guitare en acoustique, tu peux faire passer des émotions. Tu vas me dire qu'avec le piano et la guitare, c'est pareil, mais ce n'est pas encore la même chose pour moi.
Bill : à t'entendre, tu as l'air vraiment passionnée.
Mandy : c'est une passionnée, avec elle, c'est soit tu fais partit de son cercle à 100 %, soit tu es éjectée et tout le monde l'écoute, oui, Elyn, tout le monde t'écoute et fais ce que Mademoiselle veut.
Moi : oui, Mandy moi aussi, je t'aime.
Tom : Mesdemoiselles, je vous propose un combat de boue pour régler votre différent.
Moi : je propose plutôt d'aller se coucher.
Tom : volontiers, ça sera avec plaisir !
Moi : se coucher mais chacun dans son lit.
Tom : tu ne veux pas un doudou pour la nuit.
Moi : demande à Mandy, elle en sera ravie ! Bonne nuit, à demain.

Je me lèves, commence à monter les escaliers, suivie de près par Bill.

Moi : bonne nuit, à demain !
Bill : tu n'es pas sympa avec elle.
Moi (je baisse la tête, rigole) : si tu le dis !

Je rentre dans ma chambre, sors ma valise du dressing, sors son contenu et le range au fur et à mesure. Je dispose un cadre photo sur ma table de nuit, sors ma guitare de sa housse, commence à jouer doucement quelques accords. Au bout d'une heure, je reçois un message de Ben.

De Ben : « tu fais quoi ? »

De Elyn : « Rien, tu me manques, tu es ou ? »

De Ben : « On s'évade ? »

De Elyn : « Oui, bip moi quand tu es en bas »

Je remet mon jean, un gros pull, prépare ma veste et mes clopes. Au bip de Ben, je sors doucement de ma chambre, éclairée par la lumière de mon portable. La maison est silencieuse, tout le monde dort. Je descend quelques marches craquent à mon passage. J'arrive devant la porte. Ouf, les clés sont sur la porte, je donne un coup de clé à gauche, le porte se déverrouille. Je suis libre. Je retrouve Ben dehors, on se prend dans les bras, on s'assoit sur un petit muret devant la maison, et on discute, au bout d'une heure, je pose ma tête sur son épaule à moitié endormie.

Ben : ma puce, va te coucher, tu es naze, on se voit demain midi, d'accord.
Moi : c'est nul ! Ils auraient pu nous mettre dans la même famille.
Ben : allez, ça va le faire t'inquiète, on est toujours uni.
Moi : oui, tant que tu es là, tout va bien.
Ben : rentre maintenant.
Moi : ça va aller pour rentrer.
Ben : je t'envoie un message.
Moi : dors bien.

Je le regarde s'éloigner, je me décide enfin à rentrer, je refais le chemin en sens inverse, arrivée devant ma porte, de la lumière filtre sous ma porte. Moi qui pensais l'avoir éteinte. Je pousse la porte et trouve Bill assis sur mon lit, les bras croisé, pas content du tout. Je l'ignore, enlève ma veste et mes chaussures.

Bill : ou tu étais ?
Moi : assise sur le muret devant la maison. Et toi, pourquoi tu es dans ma chambre ?
Bill : j'ai entendu du bruit, je t'ai vu sortir, alors je t'ai attendu ici. Ben va bien.
Moi : oui, il va bien. Tu vois je vais bien, tu peux aller te coucher.
Bill : il y a des règles ici ...
Moi (le coupant) : me dis pas que tu n'es jamais sortit en douce avec ton frère, en plus, je n'étais pas loin, j'étais devant le maison, si ça gène tant que ça je demanderais à tes parents.

Il continu à me fusiller du regard, je vais dans la salle de bain pour me brosser les dents, j'y retrouve Tom qui s'apprête à faire la même chose, il esquisse un sourire, il a tout entendu. Je retourne dans ma chambre, Bill y fait toujours le piquer.

Moi : tu peux aller te coucher, promis je ne sortirais plus ....avant demain maintenant.

Il ne me répond pas mais sors de la chambre, je mets mon tee-shirt, regarde la photo, puis éteins la lumière. Le sommeil ne tarde pas à venir.

# Posté le mercredi 20 février 2008 17:23

Chapitre 2

Chapitre 2
Moi : OH ! C'est quoi toute cette lumière !
... : debout la dedans, il est l'heure de se lever !
Moi : mais il est quelle heure Ben pour que tu me réveilles déjà, je veux dormir encore.
... : je ne suis pas Ben, mais Bill, il est 8h, tu comprendras que les petites escapades nocturnes ne sont pas permises ici.

Je me redresse en sursaut, ce qui a le don de me faire chuter du lit. Bill se fout ouvertement de moi.

Moi : c'est quoi ton problème dès le matin.
Bill : je n'ai aucun problème.
Moi : à d'autre, regarde toi, tu t'aies à peine habillé et tu as encore la gueule dans le cul.
Tom : P***** ! C'est quoi tout ce bordel.
Moi : demande à ton frère, c'est lui qui fait chier son monde.
Tom : bah, je ne sais pas ce que tu lui as fait mais jamais Bill ne se lève à 8h du mat'.
Moi : mais je ne lui ai rien fait.
Tom : ouais, ouais, c'est ça, moi, je vais me recoucher, faite moins de bruit !

J'enfile vite fait un jean, passe devant Bill et sors de la pièce. Je fais marche arrière, je me pose devant lui le fixe dans les yeux.

Moi : n'essaye même pas de te recoucher !

Je descend dans la cuisine, y retrouve ses parents.

Maman (Simone) : tu es bien matinale, Elyn !
Moi : oui, je suis tombée du lit ce matin.
Simone : tu déjeunes ?
Moi : oui, je meurs de faim !

Elle fait griller du pain, sors le pot de Nutella, le jus d'orange, je me sers, je dévore, ce qui la fait rigoler.

Simone : ça fait plaisir de te voir manger avec autant d'appétit.
Moi : dites est ce que je peux monter une tartine de Nutella là-haut avec un verre d'eau.
Simone : bien sur que tu peux !

Je prend une tartine, y étale une couche épaisse de Nutella et remplit un verre d'eau froide. Je montes à l'étage, mais me stoppe devant la chambre de Bill. Je rentre dans la pièce où Monsieur a eu l'audace de se recoucher. Je pose mon chargement sur son bureau le temps d'ouvrir ses volets ce qui le réveille, je reprends ma tartine et mon verre d'eau, m'approche de son lit et m'y assois. Bill me regarde d'un air douteux.

Moi : je voulais enterrer la hache de guerre avec toi.
Bill : pourquoi ?
Moi : parce que d'un, je ne sais pas ce que je t'ai fait alors je ne peux pas me faire pardonner, et de deux, on doit passer trois semaines sous le même toit autant que ça se passe bien. Alors je t'ai ramené ton petit déjeuner.

Bill se redresse dans son lit, confiant.

Bill : merci, c'est gentil !
Moi : je ne sais pas ce que tu aimes alors j'ai pris du Nutella et de l'eau.
Bill : j'adore le Nutella, l'eau moins mais ce n'est pas grave.

Je tends le bras pour lui donner sa tartine, je m'arrête en chemin, et lui écrase la tartine sur la figure.

Bill : mais t'es pas bien.
Moi (je lui balance le verre d'eau) : si, si, je vais bien, ça s'est juste pour m'avoir réveillée ce matin, et puis maintenant tu auras une vraie raison de me détester. Allez, dors bien !

Je sors de la pièce, rentre dans ma chambre le sourire aux lèvres, je prends des affaires propres et rentre dans la salle de bains, je prends soin de verrouiller la porte de Tom et la mienne. Une bonne douche, ça fait du bien. Tom a fait de la place que je puisse ranger mes produits, ce que je fais avec grand plaisir.
Je ressors toute propre, prend mes chaussures et ma veste. Je préviens Simone que je vais me balader, je lui laisse mon numéro de portable, si elle veut me joindre, elle me donne quelques conseils avant de sortir.
Je marche pendant une petite heure dans leur résidence, retrouve difficilement mon chemin, je rentre, pose mes affaires dans ma chambre, redescend à la cuisine, et propose mon aide à Simone pour préparer le repas, aide qu'elle accepte. On commence par préparer les entrées, vient ensuite la préparation de la tarte pendant que le poulet cuit dans le four, on rigole pendant cette préparation, je me retourne sentant une présence, j'aperçois Bill qui m'observe, un air que je n'arrive pas à définir. Une fois le coup de main aidé, je remonte dans ma chambre me changer, il est 11h. J'attrape ma guitare, joue quelques accords. On toque à ma porte, je ne réponds pas, ce qui n'empêche pas Bill de rentrer.

Bill : je peux rentrer.
Moi : je crois que tu l'as déjà fait.
Bill : merci d'avoir aidé maman pour le repas.
Moi : y a pas de quoi.
Bill : tu joues quoi ?
Moi : rien de précis, quelques accords comme ça au hasard.
Bill : bon je vais y aller.
Moi : ok

Il semble déçu, ouvre la porte pour sortir, et laisse entrer Ben, dès que je le vois mon sourire revient et je me jette dans ses bras. Bill a l'air de plus en plus déçu, il s'en va en refermant la porte.

Ben : qu'est ce qu'il a ?
Moi : il n'a pas apprécié que je sorte hier soir et on s'est un peu pris la tête, rien de bien méchant.
Ben : on descend, tu vas voir mon corres est génial, il est trop cool !
Moi : ok, c'est partit.

On descend bras dessus, bras dessous, pratiquement tout le monde est en bas dans le salon, on fait les présentations.

Ben : ou est Mandy ?
Moi : je ne sais pas, les gars vous avez vu Mandy ?
Tom : je crois qu'elle n'est pas encore levée.
Ben : je vais la réveiller, ça lui fera plaisir.

Je le regarde monter, un pincement au c½ur, de la jalousie, non, moi jalouse jamais. Je croise le regard de Bill, je n'ai pas le temps de le déchiffre que Tom me glisse à l'oreille.

Tom : je ne pensais pas que vous étiez un couple libre.
Moi : un couple ?
Tom : c'est bien, j'ai toutes mes chances avec toi alors.
Moi : de quoi tu parles ?
Simone : Elyn, Bill m'a dit que tu jouais du piano.
Moi : oui, c'est vrai.
Simone : tu ne voudrais pas nous jouer quelque chose, j'adore cet instrument, tu pourrais nous jouer du Mozart,
Moi : il y a longtemps que je n'en ai pas jouer mais je veux bien essayer.

Je me lèves, m'assois au piano, fais courir mes doigts sur les touches pour me détendre les doigts, puis j'enchaîne directement sur les noces de Figaro, quelques accords sont faux, mais ça passe quand même. Je me relèves Simone est ravie et moi aussi. Ben est redescendu, il me prend dans ses bras et m'embrasse le front.

Ben : c'est génial, puce, il y a longtemps que tu n'avais pas joué.
Moi : faut remercier Bill, c'est lui qui en a parlé à Simone.

Je regarde Bill, lui sourit sincèrement je suis ravie.

Mandy : c'est bon, pour faire ta star, il ne faut pas insister longtemps.
Moi : si tu t'es levée du pied gauche, tu peux aller te recoucher.
Mandy : non, c'est bon, je me suis super bien réveillée grâce à Ben.

Elle se colle à Ben et l'embrasse à pleine bouche. Je me rassois sur le canapé entre Bill et Tom.

Moi : tu crains vraiment comme fille.

Bill se rapproche de moi pour me chuchoter.

Bill : ça va ?
Moi : oui, pourquoi ça n'irait pas ?!
Simone : bon tout le monde, on va passer à table, vous pouvez remercier Elyn qui m'a donné un coup de main, et elle est douée en cuisine.
Mandy : et en connerie aussi, bah dis donc tu es déjà dans les petits papiers, tu n'y vas pas de main morte, dis moi.

Je ne lui réponds même pas. On va pour s'asseoir, Mandy me pousse pour être à côté de Ben. Je me retrouve à nouveau entre Bill et Tom. Le repas se déroule très bien, sans quelques piques lancés par Mandy à mon intention. Enfin, passons. Après le repas, je vais dans le jardin fumer ma cigarette.

Bill : tu ne devrais pas laisser Mandy seule avec Ben.
Moi : je ne m'inquiète pas pour lui, c'est un grand garçon, il sait se défendre.
Bill : ça fait combien de temps que vous êtes en couple avec Ben ?
Moi : qu'est ce que vous avez avec Tom à me parler de couple ?
Ben : c'est qui le couple ? Dis puce, on rentre, on se voit demain pour notre première journée de cours.
Moi : ok.

Je reste assisse, il se penche et m'embrasse sur le front.

Ben (petit clin d'½il) : au fait, puce, pas de sortie nocturne pour toi, ce soir, la cousine d'Andréas vient, donc repas en famille.
Moi : ok ça marche à demain.

Les jumeaux me regardent avec des yeux ronds. Qu'est ce qu'ils ont encore ces deux là.
Moi : bon vous proposez quoi pour finir la journée ?
Simone : les enfants avec Gordon, nous nous absentons, vous avez de quoi manger dans le frigo pour ce soir, ne nous attendez pas. Bisous mes poussins.
Moi : elle est vraiment sympa votre maman.
Tom : il y a un pote à nous qui fait une fête de bienvenue chez lui, avec après-midi piscine et fête après le soir.
Mandy : oh oui trop cool, on y va.
Bill : allez chercher vos maillots et de quoi vous changer pour après.

On file se préparer, on rejoint les garçons au bout de dix minutes. Notre petit groupe se dirige à pied vers la maison du pote de Tom.

Pote de Tom : salut les mecs, trop bien vous avez ramené vos corres, elles sont mignonnes comme tout en plus.
Moi : oui et en plus elles parlent très bien allemand. Moi, c'est Elyn.
Pote : super, moi c'est Hanz.
Mandy : moi, c'est Mandy, c'est par où la piscine.
Hanz : tu descends l'escalier en face, le coin des filles c'est à droite.
Mandy : ok, tu viens Elyn.
Moi : je crois que je n'ai pas trop le choix.

On se change, Mandy sort vite fait, part faire son petit défilé autour de la piscine. Je sors à mon tour avec mon maillot sauf que je garde mon débardeur blanc au dessus. Je pose mes fesses et ma serviette sur un transat, sors mon MP4, mets mes écouteurs et ferme les yeux.

Bill : tu ne viens pas te baigner.
Moi : non, c'est bon, merci.
Bill : t'inquiètes pas, la cousine d'Andréas a un copain.
Moi : euh .... C'est cool, je suis contente pour elle.
Mandy : Elyn, viens te baigner.
Elyn : merci je reste là.

Je la vois chuchoter avec des gars notre classe, et me montrer du doigt, merde, j'ai à peine le temps de me lever que Bill m'attrape par le bras. Je le regarde, le suppliant de me lâcher, trop tard les deux autres arrivent à notre hauteur se saisissent de moi et me balance comme un vieux sac dans la piscine. Je me mets à rigoler avec eux, on s'amuse un peu puis je ressors.

Mandy : maintenant que tu es mouillée, tu peux enlever ton tee-shirt.
Elyn : c'est bon je vais me sécher avec la serviette.
Mandy : allez fais pas ta timide, tu n'as rien à cacher surtout avec la danse, tu es bien foutue.

Elle sort de l'eau et se dirige vers moi.
Moi : je t'ai dit que je ne voulais pas enlever mon tee-shirt, Mandy !
Mandy : allez !
Moi : Merde ! Arrête d'insister, rappelle toi quand on était petites, certains jours que je venais à l'école.
Elle se stoppe. Je reprends.
Moi : eh bien, là, c'est pareil, donc je garde mon tee-shirt.

Elle hausse les épaules et retourne dans l'eau. Je vais pour m'appuyer sur le mur derrière moi, mais tombe sur Bill.

Moi : oups, je ne t'avais pas vu.
Bill : ton tee-shirt est transparent.
Moi : ce n'est pas grave, j'ai un maillot dans le dos.

Je vais m'asseoir mais il me retient par le tee-shirt. Je le regarde attendant la suite.

Bill : c'est quoi la marque que tu as dans le dos.
Moi : c'est un bleu, je suis tombée dans le bus.
Bill : c'est pour ça que tu ne voulais pas enlever ton tee-shirt.
Moi : oui, il n'est pas beau, il est tout violet.
Bill : alors pourquoi tu lui as parlé de quand vous étiez petite ?
Moi : tu comprend le français ?
Bill : tu ne veux pas me répondre ?

Je n'ai pas le temps de répliquer que Tom débarque et me prend dans ses bras. J'essaye de le repousser mais sans succès.
Moi : arrête qu'est ce que tu fais ?
Tom : rien, dis tu veux pas que je te fasses visiter la maison, tu vas voir, elle est super.
Moi : non, je n'ai pas envie mais lâche moi, qu'est ce que tu as ? Bill aide moi, s'il te plait !
Tom : non, Bill va venir avec nous visiter.
Bill : mais je n'ai pas envie !
Moi : tu vas lui non plus.
Tom : mais si, il – a – ENVIE !!

Je ne comprends rien à ce qu'il se passe, mais Bill s'y met maintenant à vouloir absolument me faire visiter la maison.

Moi : mais lâchez moi.
.... : qu'est ce que vous faites !
Moi : Ben, tu arrives à temps, dis leur s'il te plait de me laisser tranquille.
Tom : trop tard !
Ben : tiens je te présente Paula, la cousine d'Andréas.

On va squatter une table.
Ben : on voit ton bleu.
Moi : oui, je suis tombée dans la piscine.
Ben (en français) : il ne t'a pas loupé papa sur ce coup là !
Moi : ouais.

Je relève la tête, Bill m'observe, on s'assoit, Ben prend Paula par la taille et l'embrasse à pleine bouche.

Tom : waouh ! Elyn ça va aller !
Bill : tu veux qu'on aille faire un tour.
Moi : vous allez me dire ce que vous avez tous les deux avec Ben. Si il vous branche, vous me le dites, les mecs ce n'est pas son truc, mais bon, je lui en parlerai.
Bill : ça ne te gêne pas ?
Moi : mais de quoi !
Bill : qu'il embrasse une autre fille.
Mandy : non, ça ne la gêne pas, parce que Ben, c'est son frère jumeau !

# Posté le jeudi 21 février 2008 17:43

Chapitre 3

Chapitre 3
Moi : me dites pas que vous pensiez qu'on sortait ensemble, quand même ?!
Bill : non, non, pas du tout d'onde
Moi : menteur !
Hanz : dites les gens, la fête va se déplacer à l'étage maintenant, allez vous changer et monter !

On se lève tous d'un même mouvement, les filles vont dans leur coin, et les garçons dans le leur. Je ne me
presse pas trop, j'ai envie de rentrer, pas envie de m'amuser, envie de rien.

Mandy : tu pourrais me remercier !
Moi : de quoi, de faire ton boulet !
Mandy : maintenant qu'ils savent que Ben est ton frère, ils ont le champ libre.
Moi : ma pauvre, t'as du louper un wagon, avec Bill on n'est pas vraiment sur la même longueur d'onde, et le malheureux Tom, il doit subir tes assauts incessants.
Mandy : tu insinues quoi !
Moi : absolument rien, je ne voudrais pas te vexer, voyons.
Mandy : ok, tu l'auras cherché.
Moi : arrête, j'en tremble déjà.

Elle tourne les talons et sort. Enfin tranquille ! Je ne dois vraiment pas me presser car on vient frapper à la porte. Toujours pas envie de répondre, je continue de me maquiller.

Tom : bah alors, tu te fais attendre, tu es très demandé là-haut.
Moi : je me dépêches
Tom : tu veux un coup de main
Moi : je ne suis pas sure que tu arriveras à me maquiller.
Tom : on pari
Moi : tu ne me feras pas croire que tu sais mettre du crayon et du mascara.
Tom : je te rappelle que mon frère se maquille.
Moi : oui, c'est ton frère qui se maquille
Tom : laisse moi faire.
Moi : je te préviens, si tu sabotes, je te maquille après
Tom : topes là, pari tenu !

Je tapes dans sa main, lui tend mon crayon noir, il se met en face de moi, je ferme les yeux, je le sens se rapprocher, son souffle sur ma joue pendant qu'il me met du crayon, il prend le mascara, me demande d'ouvrir les yeux. Une fois terminé, il me tend la glace.

Tom : alors ?
Moi : ça va, tu ne te débrouilles pas trop mal.
Tom (me poussant) : comment ça pas trop mal, je suis un artiste !
Moi : ça va les chevilles vont bien.
Tom : elles se portent bien. On y va maintenant que tu es prête ?
Moi : oui.

Je rassemble mes affaires, et le suis. On continue à rigoler dans l'escalier, il est vraiment cool, il est sympa comme tout, un peu trop dragueur à mon goût mais tout plein d'humour.

Mandy : bah ça va, vous avez l'air de bien rigoler, finalement Elyn, tu as jeté ton dévolu sur Tom.
Moi : va te faire foutre Mandy !
Mathieu : dis Elyn, je te sers un verre.
Moi : oui, s'il te plait.
Mathieu : tu viens.
Moi : oui, ici ça pue, n'est ce pas Mandy
Mandy : va te faire foutre !
Moi : hum ! C'est du déjà entendu.

Je suis Mathieu, un mec du lycée, c'est un des mecs les plus désirés du lycée, un peu trop frimeur, mais toujours là pour mettre l'ambiance.

Mat : c'est un rapide ton frère.
Moi : oui, t'inquiètes tu trouveras aussi pendant ce voyage
Mat : j'y comptes bien, tiens ton verre. Alors ça fait quoi d'être dans la maison des Twins.
Moi : pour l'instant, ça m'a valu un réveil à 8h ce matin.
Mat : sérieux ?!
Moi : malheureusement oui ! Tu sais à quelle heure, on doit être à leur lycée demain.
Mat : normalement, tu suis ton corres toute la journée, c'est Bill ou Tom, le tien ?
Moi : je ne sais pas du tout, tiens, je vais leur poser la question !

Je vois Tom en galante compagnie, en fait non, c'est Mandy, pas de bol, en plus de l'avoir sous le même toit, il doit la supporter en dehors. J'arrête un pote à Tom, lui demande s'il n'a pas vu Bill, il croit l'avoir vu en direction du jardin. Je récupère ma veste au passage et sors dans le jardin. En effet, il est dehors sur un transat. Je m'approche doucement.

Moi : salut !

Pas de réponse. Je m'assois à côté, le pousse légèrement.

Moi : tu penses à quoi ?

Toujours pas de réponse. Je sors mon paquet, m'en allume une, lui tend le paquet, sans rien dire, il s'en saisit, je lui tend le briquet, il rejette sa première bouffée. On fume en silence, je finis par avoir envie de m'adosser, je lui tourne le dos puis m'appuie tout contre lui, je le sens se raidir puis se détendre pour s'appuyer à son tour.

Moi : tu ne veux toujours pas parler ?
Bill : nan !
Moi : non, tu ne veux pas parler ou non tu arrêtes de ne plus parler !
Bill : et toi, tu parles toujours autant !
Moi : dis c'est qui mon corres ,
Bill : c'est moi.
Moi : t'as vu, on voit bien les étoiles !
Bill : oui !
Moi : j'ai toujours voulut aller sur la Lune, un jour j'irai, parfois je l'observe, elle me parait si lointaine et parfois si proche, elle est si sereine dans son habit tout blanc. Tu crois que le drapeau, il y est toujours.
Bill : le drapeau ?
Moi : oui, celui des Etats-Unis quand Neil Armstrong a posé son pied sur celle-ci.
Bill : il doit s'être envolé depuis.
Moi : tu crois ?!
Bill : peut être.
Moi : merci !
Bill : de quoi ?

Il se redresse brusquement, je bascule pour me retrouver la tête sur ses genoux. C'est ce moment que Mandy choisit pour faire son entrée fracassante.

Mandy : il ne faut pas te laisser seule avec les jumeaux, tu passes de l'un à l'autre, tu n'as aucune fierté.
Moi : tu es mignonne de me dire ça, alors que tu fais ta salope depuis tout à l'heure !
Mandy : ma salope !
Moi : tu as très bien entendue !
Mandy : c'est vrai que toi, tu es parfaite !
Moi : on ne t'a pas demandée de venir, tu peux repartir.
Mandy : oh non, je suis sur que tous ceux qui sont présent ici, ont envie de savoir qui est réellement Elyn McBride.
Moi : tu casses l'ambiance, ils veulent juste s'amuser.
Mandy : voyons, tu n'as rien à craindre puisque tu es tellement aimé.
Ben : Mandy, ça suffit, laisse la tranquille.
Mandy : d'accord, mais Elyn, Ben ne sera pas toujours la pour sauver tes petites fesses.

Elle tourne les talons et rentre dans la maison.

Moi : dis, Bill, c'est possible d'avoir une clé de la maison, j'aimerais rentrer.
Bill : je t'accompagne ?!
Moi : non, c'est bon, je ne veux pas t'empêcher de t'amuser !
Bill : j'ai envie de rentrer aussi. Attends moi devant, je vais prévenir Tom.
Moi : tu peux prévenir mon frère aussi, s'il te plait.
Bill : ok !

Je fais le tour du jardin, l'attends devant la maison, il revient au bout de 5 minutes.

Bill : c'est bon, ils sont prévenus

On commence à marcher, en silence.

Bill : tu as froid.
Moi : non, c'est bon.
Bill : tu trembles, tu veux ma veste.
Moi : Non, après c'est toi qui va avoir froid.

Il me rapproche de lui en passant son bras autour de ma taille, je fais la grimace.

Bill : ton bleu ?
Moi : oui.
Bill : c'était glissant dans le bus pour que tu tombes ?
Moi : oui.
Bill : tu ne veux pas en parler
Moi : vous n'avez pas de promo en ce moment ?
Bill : si en Allemagne, de manière à ce qu'on ne loupe pas trop les cours.

On arrive, il ouvre la porte, ses parents ne sont pas encore rentrés.

Bill : tu veux boire quelque chose.
Moi : je veux bien un verre d'eau, s'il te plait.
Bill : si c'est pour me le balancer, ce n'est pas la peine.
Moi : je m'excuse pour ce matin.
Bill : je l'ai cherché un peu.
Moi : en fait, je peux te piquer une bouteille d'eau, je bois un peu la nuit.
Bill : vas y, sers toi.

Je me sers puis on monte, arrivé devant sa chambre.

Moi : bonne nuit, à demain.
Bill : dors bien.
Moi : au fait on doit partir à quelle heure demain matin pour les cours ?
Bill : vers 8h30.
Moi : ok, dors bien.

Je rentre dans ma chambre, la pièce me parait bien vide, je mets mon short et mon tee-shirt pour dormir, me brosse les dents. Je prends ma crème pour mon bleu, j'essaye de m'en mettre, opération qui s'avère plus difficile que prévue.

Bill : je peux rentrer.
Moi : c'est une manie chez toi de demander une fois que tu es rentré.
Bill : tu fais quoi.
Moi : j'essaye de me mettre de la crème.
Bill : tu veux que je le fasse ?

Il n'attend pas ma réponse, me prend le tube des mains, relève un peu mon tee-shirt et applique la crème.

Bill : tu as la chair de poule.
Moi : c'est froid.
Bill : tu as une belle marque en plus de ton bleu.
Moi : oui, c'est en tombant.
Bill : eh tu as un tatouage.
Moi : oui, c'est un diablotin qui dort sur un nuage.
Bill : il est mignon, tu en as d'autres ?
Moi : oui, j'ai un tribale dans la bas du ventre, et carpe diem avec trois petites étoiles d'écrit à la verticale sur le coté gauche.
Bill : tu me les montres.
Moi : si tu me montres les tiens, oui
Bill : marché conclut.

Il repose le tube, va se rincer les mains. Il me montre son avant bras.

Bill : celui-ci, c'est le dernier en date.
Moi : la peau est fine, ça ne t'a pas fait trop mal.
Bill : ça va, à toi !
Moi (je lui montre mon bas du dos droit) : voilà mon diablotin.
Bill : tu triches je l'ai déjà vu celui là.
Moi : ok, voilà mon « carpe diem », ça m'a chatouillé sauf quand il était entrain d'écrire au niveau des cotes, là je les sentis un peu plus.
Bill : là dans ma nuque c'est le logo de notre groupe.
Moi : tu étais jeune quand tu l'as fait.
Bill : oui, et là le dernier mes étoiles.

Il découvre le bas de son ventre et laisse apparaître ses étoiles, par pulsions je ne peux me retenir de tracer le contour du bout des doigts, je vois un frisson le parcourir, je retires rapidement ma main.

Moi : désolé, mon dernier tatouage est dans le bas de mon ventre à gauche.

C'est à mon tour de dévoiler, le bas de mon ventre, il tend la main, l'effleure.

Bill : tu as un piercing aussi !
Moi : oui, au nombril
Bill : il est mignon ton pantin.
Moi : merci.

On s'assoit sur le lit, on discute de tout et de rien, pour finalement s'allonger complètement sur le lit toujours en parlant. On se met à faire défiler chacun notre tour le répertoire de notre Ipod pour s'endormir un écouteur dans l'oreille.

# Posté le vendredi 22 février 2008 17:54