Chapitre 8

Chapitre 8
Un cri me réveille en sursaut, assise dans mon lit, je fais face à Simone le doigt tendu vers mon lit. Qu'est ce qui lui prend de crier comme ça dès le matin. Bill alerté par le cri, déboule dans ma chambre, je le vois ouvrir de grands yeux, un air de dégoût sur le visage. Je suis leur regard et vois une touffe brune dépasser de sous ma couette.
Bill : qu'est ce que tu as fait ?
Moi : vas-y sors de la dessous, on s'est fait repérer.
Ben : je t'avais dit que ce n'était pas une bonne idée que je dorme ici cette nuit.
Je regarde Bill droit dans les yeux, triomphante, un énorme sourire collé au visage.
Moi : je suis désolée de ne pas vous avoir prévenue mais j'avais besoin d'être un peu seule avec mon frère.
Bill : pourquoi ses vêtements sont au sol ?
Moi : tu connais beaucoup de personne qui dorme habillée ?
Ben : j'ai quand même gardé mon caleçon, tu sais Bill !
On se regarde avec Ben, une étincelle au fond des yeux et on se met à éclater de rire de la tête décalé de Bill, on le voit ruminer puis sortir de la chambre.
Simone : tu déjeunes ici ? Je vais prévenir Andréas que tu es ici.
Ben : merci, Madame.
Simone sort de la chambre en prenant bien soin de refermer la porte. Ben se jette sur moi, me chatouille. On se bagarre un peu, puis direction la salle de bain.
Ben : c'est à cause de lui que tu m'as fait venir.
Moi : je ne vois pas de quoi tu parles, passe moi le gel douche.
Ben : allez à d'autre, vu comment vous vous regarder, il y a un truc !
Moi : Kristian est passé hier.
Ben : donc tu craques pour lui.
Moi : non pas du tout.
Ben : alors pourquoi tu l'as embrassé ?
Moi : comment tu le sais ?
Ben : je ne le savais pas.
Moi : t'es nul !
Ben : peut être mais ce n'est pas moi qui me complique la vie.
Moi : ok, il m'a embrassé et je ne l'ai pas repoussé, mais on a bien discuté, on a parlé de Nanou.
Ben : pour que tu lui en parles, il doit vraiment être spécial.
Moi (brosse à dent dans la bouche) : chais pas.
Ben : et donc Bill ?
Moi : chais pas, j'aimerais bien discuter avec lui, mais je me sens obligé d'être sur la défensive, je n'arrive pas à me détendre quand il est là.
Ben : eh bien, ma petite s½ur serait-elle amoureuse par hasard ?
Moi : ne dis pas de bêtises.
Ben : dans tous les cas, commence par être un peu plus gentille avec lui, cet après-midi après les cours propose lui de faire un peu de musique, vous pourrez discuter.
Moi : ouais, chais pas je vais voir.
Ben (petite tape sur la tête) : allez on descend.
On les rejoint dans la cuisine, on s'assoie, se sert en chocolat et tartines de Nutella.
Moi : dis moi Bill, tu as quoi comme cours ce matin.
Bill : pourquoi tu veux encore te faire coller !
Regard noir, une main se pose sur la mienne, je me calme.
Moi : nan, comme ça juste pour savoir, tu veux un verre de jus d'orange ?
Bill : non, c'est bon.
Mandy : moi, je veux bien !
Moi : t'es grande sers toi toute seule !
Mandy : Ben, tu veux bien me servir s'il te plait !
Ben : passe ton verre.
Mandy : eh bien, il y en a au moins un de vous deux qui n'a pas oublié ses bonnes manières.
Moi : c'est bon, je n'ai plus faim, je vais chercher mes affaires pour les cours.
Bill : prévoit une tenue pour le sport.
Moi : ok.
Je redescends une dizaine de minutes plus tard, Simone m'informe que Ben est partit.
Simone : je comprends que tu as besoin d'être avec ton frère. Bill et Tom étaient toujours ensemble petits même encore maintenant, ils sont inséparables.
Moi : oui, c'est vrai, on a besoin de se retrouver, on a l'habite d'être toujours ensemble.
Simone : j'aimerais que tu me préviennes la prochaine fois qu'il dort ici, que je ne sois pas trop surprise.
Moi : oui, Madame.
Simone : appelle moi Simone.
Moi : oui Mada.... Euh Simone.
Bill : tu es prête.
Moi : oui.
Je prends ma veste et le suis, on emprunte le même chemin que la veille, direction le Lycée.
Moi : tu ne fais jamais la route avec Tom.
Bill : si pratiquement tous les jours.
Moi : excuse-moi pour hier soir !
Bill : pardon !
Moi : je suis désolée pour hier soir !
Bill : .......
Moi : bah dis quelque chose.
Bill : tu t'excuses pour quoi exactement, pour avoir laissé entrer Kristian, pour m'avoir rembarré ou pour t'être foutu de ma gueule ce matin avec ton frère.
Moi : un peu pour tout ça en même temps.
Bill : ouais.
Je le stoppe avant de passer les grilles du Lycée, il se tient face à moi excédé, chacun son tour.
Moi : allez on fait la paix.
Bill : je croyais qu'on avait plus 5 ans.
Moi : je m'excuse aussi pour ça. Allez on recommence tout à zéro, s'il te plait, on oublie tout.
Bill : d'accord, embrasse moi !
Moi : quoi ?!
Bill : tu as bien entendu embrasse moi, tu veux qu'on recommence tout à zéro, alors embrasses moi !
Moi (baisse la tête, murmure) : tu veux que je t'embrasse sur la joue.
Bill : voyons Elyn, on a plus 5 ans !
Il se rapproche, pose sa main sur ma joue, me relève le menton, s'approche, je me recule.
Moi : je suis désolée, mais je ne peux pas faire ça.
Je me recule encore, rentre dans le lycée, tête baissée, je rejoins Mathieu et son corres qui se dirige vers la salle de cours, une fois arrivée, je prends place dans le fond près du radiateur. Bill vient me rejoindre se pose tranquillement à mes côtés, pose son bras sur le dossier de ma chaise, me chuchote à l'oreille.
Bill : pourtant Lui tu ne l'as pas repoussé quand il t'a embrassé.
Je redresse la tête, fixe un instant Bill dans les yeux, il faut que je trouve un autre moyen de me faire pardonner.
Moi : ça te dit de faire un peu de musique juste toi et moi cet après-midi.
Il se recule, m'observe.
Bill : d'accord.
Je lui adresse mon plus beau sourire, Kristian me regarde, mon sourire se fige, il me fait un signe de tête que je lui rends, Bill s'agite à côté. Le prof fait son entrée, demande aux étudiants Français de le rejoindre devant le tableau, on se présente rapidement, il nous pose des questions sur le programme que l'on suit, on peut à nouveau s'asseoir. Je me fais toute petite près du radiateur, prend des notes, les deux heures passent assez rapidement. La pause arrive, je me faufile rapidement dehors, trouve un coin un peu à l'écart, me pose sur le banc, allume ma cigarette.
Bill : tu me fuis ?
Moi : nan, je devrais ?
Bill : viens, on va au gymnase.
Je me lève et le suis, on croise Ben qui m'adresse un poutoux volant, Tom et Mandy, qui vont en salle de bio. On arrive devant le gymnase, j'écrase ma cigarette, direction le vestiaire des filles, je me mets en tenue : pantalon noir, tee-shirt noir, puma noires.
Je retrouve Bill dans la salle en jogging bleu, pas beau son pantalon, je m'approche, cachant un fou rire qui ne demande qu'à sortir.
Bill : qu'est ce que tu as ?
Moi : rien, sympa la couleur de ton pantalon.
Bill : tu te fous de moi là.
Moi : nan, pas du tout.
J'éclate de rire ce qui me vaut un coup de coude de la part de Bill. Il sourit aussi, je le chatouille un peu, il éclate de rire à son tour. Le prof de sport fait son entrée, se présente et annonce le programme de la matinée : un peu de course suivit par de la gym.
Prof : Mesdemoiselles, je vous demande de faire 12 tours de stade à votre rythme, Messieurs pour vous ça sera 16.
On commence tous à courir les uns suivants les autres. Je sors mon ipod de ma poche, mets la musique à fond je ne m'occupe absolument pas de mes camarades, courant à mon rythme, comptant les tours déjà effectués, je dépasse certains garçons, 3 tours, j'ai perdu de vue Bill, 6 tours, je cours à la hauteur de Kristian, 8 tours, Bill nous rejoint, 10 tours, ils partent tous les deux devant au même rythme, 12 tours. Je me stoppe, effectue les étirements demandés puis m'assois au sol. Bill et Kristian sont toujours en tête à même hauteur, ils leurs restent deux tours à faire. Bill accélère et dépasse Kristian qui ne se laisse pas faire et accélère à son tour, le rattrape, le dépasse, Bill ne se laisse pas faire et accélère à nouveau. Ils finissent leur endurance en course de vitesse. Bill arrive en premier, regarde Kristian de haut, le défiant de continuer de courir. On passe maintenant à la gym : poutre, barres, sol, cheval et j'en passe. Le prof met en place des ateliers sur lesquels on doit tous passer par petit groupe de 6, je me retrouve dans le même que Bill et Kristian qui n'ont à première vue pas fini de se défier. Je passe la première sur la poutre, enchaînement de petits pas, pour arriver au centre de celle-ci, petits sauts, équilibre, remontée, puis sortie en effectuant un saut. Bill essaye de reproduire mes mouvements manque de se castrer, Kristian essaye les même mouvement mais chute. Bill lui décoche un nouveau regard conquérant, on passe les différents ateliers parfois Bill réussit parfois Kristian, au final ils se retrouvent à égalité.
Bill retourne dans les vestiaires, tout déçu, de ne pas avoir battu Kristian, qu'est ce que ça peut être stupide un gars et leur maudite fierté masculine. Je fais de même, me dépêche de me rhabiller. Je sors Bill n'est toujours pas là, je m'allume une cigarette, panne de briquet, je peste, un briquet s'allume devant moi, je dirige mes yeux du briquet à son propriétaire pour me noyer dans les yeux de Kristian.
Kristian : il ne te lâche plus.
Moi : on s'est encore engueulé hier soir, après que tu sois partit.
Kristian : un vrai petit couple, dis moi.
Moi : non
Kristian : ne prend pas mal ce que je vais te dire, je ne regrette pas du tout de t'avoir embrassé, et si l'occasion se présente, je t'embrasserais encore, mais je crois que tu as des choses à voir avant avec Bill.
Moi : mais non.
Kristian : Chut ...
Il m'embrasse tout doucement, j'adore sentir ses lèvres sur les miennes, je me déconnecte de tout et me laisse aller.
...... : ça va, je ne vous dérange pas !
On se sépare à contrecoeur, pour se retourner sur un Bill plus énervé que jamais.
Bill : bon, on rentre !
Moi : euh oui.
Un dernier regard vers Kristian, petit signe de la main, et on prend la direction de la maison. Bill marche à vive allure, sans un regard, sans un mot ou presque.
Bill : ça y est, c'est officiel vous êtes ensemble !
Moi : non, on n'est pas ensemble.
Bill : alors pourquoi il t'embrasse Lui et que moi tu ne veux pas m'embrasser.
Moi : parce que toi, tu veux que je t'embrasse, juste pour pouvoir te venger de ce qu'il t'a fait ! Ne me mêle pas à vos histoires Bill !
Je lui passe devant, rentre à la maison, file dans ma chambre, dans la salle de bain, et prends une douche, en sortant je suis toujours sur les nerfs, je redescends, il est dans la cuisine, je pars m'asseoir dans le canapé, allume la télé et regarde les clips.
Bill : tu viens manger ?
Moi : pas faim !
Bill : comme tu veux.
Je continue de regarder les clips, Bill débarque avec un plateau où trône pizzas et coca. Il pose son chargement sur la table basse, se sert et s'assoit sur à côté de moi.
Bill : tu te sers si tu veux.
Moi : pas envie !
Bill : allez, je suis désolé pour tout à l'heure, je ne te le demanderais plus, promis.
Moi : c'est pas un jeu, Bill.
Bill : je sais, écoute c'est toi qui voulait qu'on reprenne tout depuis le début, allez cette fois-ci, c'est pour de bon.
Moi : t'es nul.
Bill (rigole) : quoi, tu dis que je suis nul !
Moi : oui, monsieur Bill Kaulitz vous êtes nul !
Il pose son bout de pizza, se jette sur moi et me chatouille, j'attrape le premier coussin qui me passe sous la main, et lui balance en plein dans la tête, il se jette à nouveau sur moi pour une nouvelle attaque, j'attrape un autre coussin qui lui arrive en plein dans la tête. Dans mon mouvement, je nous fais tous les deux tomber du canapé, on est mort de rire, je ne percutes pas tout de suite que je suis à califourchon sur lui, contrairement à lui.
Bill : ça fait plaisir de te voir sourire.
Moi : je suis d'accord avec toi, en plus tu as un rire trop mimi.
Bill : je ne parlais pas de moi.
Moi : moi non plus !
Bill : arrête, dis tu es bien assise.
Je prends enfin conscience de notre position, pas le temps de réfléchir que Bill se redresse.
Bill : ne pars pas.
Moi : je ne pars pas.

# Posté le jeudi 20 mars 2008 18:46

Chapitre 9

Chapitre 9
Bill : s'il te plaît, ne me fuis pas.
Moi : pourquoi on essayerait pas de se connaître un peu avant de se juger.
Bill me fait « oui » de la tête. Je lui tends la main. Il s'en saisit.
Moi : Bonjour, je m'appelle Elyn McBride. Je suis française et je suis là dans ta maison pour trois semaines. Sinon, j'ai un frère jumeau qui s'appelle Benjamin, on est tous les deux inséparables, et on fait souvent les 400 coups ensemble, juste un regard et on part. Sinon, je fais de la danse, de la guitare, du violon et du piano, j'adore les chats, j'ai deux poissons rouges, j'écoute pratiquement que du rock, mes couleurs préférées sont le noir et le bleu.
Bill : Salut, moi, c'est Bill Kaulitz, je fais de rock dans un groupe avec mon frère jumeau qui s'appelle Tom, j'adore les chiens, mes couleurs préférées sont le noir et le rouge, j'ai un look assez particulier mais j'aime me différencier un peu des autres, j'ai joué un peu de piano petit mais j'ai vite arrêté. Je vais t'héberger chez moi pendant trois semaines, j'espère te faire découvrir un peu mon univers et surtout connaître le tien. Sinon tu connais un peu nos chansons.
Moi : oui, j'ai vos albums et je sais en jouer quelques unes.
Bill : tu es déjà venu nous voir en concert.
Moi : non, pas eu l'occasion.
Je tente de me redresser, toujours à califourchon, Bill me retient.
Bill : reste.
Moi : je ne suis pas sûre que se soit la meilleure position pour faire connaissance.
Bill (rougit) : je sais, mais je me sens bien comme ça.
Moi : si, on continuait cette conversation en bas en faisant un peu de musique.
Bill : pourquoi pas.
On se lève tous deux, direction la salle de musique. Je m'assois au piano, tapote le siège de la main pour que Bill me rejoigne.
Moi : tu jouais quoi quand tu étais petit.
Bill : les morceaux de base, sur lesquels tu apprends, je me rappelle encore de Au Clair de la Lune.
Moi : bah vas-y.
Il joue, se trompe plusieurs fois de notes mais persiste, une fois le morceau en main, je le reprends en décalé un ton plus bas, on fait un petit canon, je lui montres après quelques morceaux sympas à jouer, pas trop compliqués. J'entame « Reden », il me laisse jouer, m'accompagne en chantant, on en joue plusieurs, on rigole. Deux heures passent, on quitte le piano pour le canapé, on discute un peu de tout et de rien, de nos jumeaux respectifs, de ma petite vie tranquille, de sa vie mouvementée de rockstar.
Bill : c'est ton père, le bleu dans ton dos ?
Moi : tu sais pour l'instant on passe un bon moment, pourquoi parlé des choses qui blessent.
Bill : ne le laisse pas faire.
Moi : parce que tu crois que je le laisse faire ! J'ai vu un parc en allant au Lycée, ça te dit d'y faire un tour.
Bill : ok, on y va.
On va dans nos chambres chercher vestes et chaussures. Bill à peine camouflé me rejoint dans l'entrée, les clefs à la main. On marche tranquillement en direction du parc.
Moi : c'est normal que Tom ne soit pas encore rentré ?
Bill : tu t'inquiètes pour lui.
Moi : tu ne sauras pas un peu trop possessif, toi, par hasard ?
Bill (rigolant) : je ne vois pas du tout pourquoi tu dis ça.
Moi : alors réponds à ma question.
Bill : il a un atelier, alors tu t'inquiètes pour lui.
Moi : oui, peur que Mandy le séquestre.
Bill : t'es marrante, qu'est ce qui s'est passé avec elle, je l'ai vu sur la photo près de ton lit entre Ben et une autre fille.
Moi : c'est une longue histoire.
Bill : j'ai du temps et j'aime bien t'écouter parler.
On se balade un peu dans le parc, on s'arrête aux jeux pour enfants, je me pose sur une balançoire.
Bill : tu veux que je te pousse.
Moi : merci, prends plutôt place à côté, on va voir celui qui va le plus haut.
On sa balance de plus en plus haut, la balançoire grinçant à chaque balancement.
Bill : c'est moi qui vais le plus haut.
Moi : c'est pô juste, t'as de plus grandes jambes.
Bill : tu insinues que je triche.
Moi : OUI !!!!!!
Je le vois sauter de sa balançoire, attraper la mienne, m'attraper moi, me coincer au sol et me chatouiller, je me débats, hurle faiblement, juste pour le fun, essaye d'atteindre ses points faibles pour le chatouiller et surtout de me libérer de son emprise. On se stoppe à bout de souffle, on reprend nos esprits assis dans le sable. Je lèves la tête vers le ciel, regarde le gros nuage noir qui avance tout doucement.
Moi : je crois qu'il va pleuvoir.
Bill : non, pas de pluie, il est normal ce nuage, tu sors avec Kristian alors ?
Moi (toujours les yeux au ciel) : on s'est embrassé deux fois, et la deuxième fois il m'a dit de régler mon problème avec toi avant. Pas trop compris en quoi ça le regarder, mais bon, s'il le sait lui, c'est déjà ça.
Bill : il n'a pas peur !
Moi : de quoi, on s'est juste embrassés, on ne va pas se marier.
Je regarde Bill, encore un air dont je ne connais pas la signification, ça m'agace.
Moi : pourquoi tu fais cette tête ?
Bill : pour rien.
Je me lève, mimant d'être offusquée, les mains sur les hanches.
Moi : quoi, tu me boudes déjà alors qu'on doit faire connaissance et s'apprécier.
Bill : je t'apprécie.
Moi : cool, moi aussi !
Je le bouscule un peu pour le faire rigoler, il m'attrape les mains et me force à m'asseoir sur lui à califourchon.
Bill : je t'apprécies vraiment, c'est juste certaine vision des choses que tu as qui me blesse un peu.
Moi : comme quoi ?
Bill : comme avec Kristian par exemple, tu es avec lui ou pas, ce n'est pas un jour oui et le lendemain, non.
Moi : on s'est embrassé une fois, on ne sait même pas pourquoi et la deuxième fois, c'est lui qui m'a embrassé.
Bill : tu ne ressens rien pour lui.
Moi : mais je ne sais pas, je ne le connais même pas, lâche moi, tu veux que je te dise quoi que c'était bien sur le moment, mais que j'ai déjà oublié.
Il ne me répond pas, semble réfléchir à mes paroles, il fixe ses yeux aux miens.
Bill : pour moi embrasser quelqu'un ça signifie quelque chose.
Moi : c'est pour ça que tu voulais que je t'embrasse ce matin devant Kristian au Lycée.
Je ne veux même pas écouter sa réponse, je me relèves mais il me retient par les mains, se rapproche de moi et m'embrasse tendrement, je ne trouve pas la force de le repousser, au contraire, je réponds à son baiser, ne me contrôlant à peine, l'impression qu'il me donne des ailes, que j'ai besoin de lui sans savoir pourquoi, il commence à pleuvoir, on ne bouge pas, on reste ainsi enlacé sous la pluie.

# Posté le lundi 24 mars 2008 17:13

Coup de gueule

Coup de gueule
MARRE DES MECS TOUS DES C*** !!!

# Posté le samedi 29 mars 2008 06:32

Chapitre 10

Chapitre 10
On se détache, n'osant bouger de peur que la magie s'envole. Il pleut de plus en plus fort. Je lève la tête, les gouttes s'abattent sur mon visage.
Bill : tu vas prendre froid.
Moi : c'est vrai, toi aussi.
Bill : pas grave, on sera malade ensemble.

On se lève, main dans la main en direction de la maison. A peine passés le pas de la porte que Simone nous sautes dessus serviette en main, pas le temps de parler, elle nous sèches rapidement puis nous ordonnes de prendre une douche et de mettre des vêtements chauds. On se dirige vers nos chambres respectives, direction la salle de bain. Je reste complètement immobile, l'eau chaude tombant le long de mon corps, je me réchauffe un peu, je suis les indications de Simone et mets un gros pull au dessus de mon jean. Je descends, ils sont déjà tous à table, j'ai été si longue, non, Bill nous rejoint peu après. On prend le repas en cours.

Tom : vous vous êtes réconciliés tous les deux.
Bill : on n'était pas fâchés.

Bill me regarde une étincelle au fond des yeux, je ne sais pas trop quoi dire, je me concentre sur le contenu de mon assiette, j'ai chaud, le gros pull n'était finalement pas une bonne idée. Je ne dis rien du repas, réponds vaguement lorsqu'on me pose des questions. Je débarrasse à la fin du repas et monte directement dans ma chambre. Je m'affale sur mon lit, mon Ipod aux oreilles. Je ne résiste pas au sommeil qui me gagne et m'endors tel que sur mon lit.

Trois heures du matin, je me réveilles en sueur dans mon lit, sous ma couette, j'étouffe, je commence à paniquer, complètement vaseuse, ne sachant plus ou je suis, je me débats contre ma couette essayant d'en sortir vivante, des larmes coulent le long de mes joues, j'entends le rire de Mandy dans ma tête, une dernière bataille contre ma couette et je suis libre, tellement libre que je m'affale sur le parquet. Les larmes coulant toujours, ma température augmentant à chacun de mes gestes, le sol se dérobant sous moi pour mieux m'engloutir. J'appelle Ben, un son inaudible s'échappe de ma gorge en feu, m'étouffant un peu plus. Je suffoque, je me tourne sur le dos essayant de reprendre mon calme, rien y fait, l'air manque à mes poumons, je m'évanouie.

...... : qu'est ce que tu lui as fait ?
...... : mais rien !
...... : Elyn est fragile.

Je gémis, ma tête me faisant horriblement souffrir et ses cris s'amplifiant sous le battements de mes cils, j'ai toujours aussi chaud, tout tourne autour de moi, je me redresse, glisse, m'affale à nouveau au sol dans un bruit sourd, j'en ai le souffle coupé, je tousse, tourne de l'½il. Deux bras me reposent dans mon lit, un linge froid est déposé sur mon front, une main douce me tapote gentiment la joue, on chuchote à mon oreille quelques paroles, je me rendors.

Six heures, je me réveilles comme une fleur, pas vraiment, toujours aussi vaseuse, mes paupières sont lourdes, chaque membre l'est également, l'impression d'être passée sous un rouleau compresseur. Je me redresse, Ben dors la tête appuyée contre mon lit, je sors doucement mes jambes de sous la couette, pose les pieds au sol, m'appuie sur mes jambes pour me redresser complètement, une douleur fulgurante traverse mon corps de part et d'autre, je titube sous la douleur, Ben m'entoure de ses bras.

Moi : désolé de t'avoir réveillé.
Ben : t'es malade.
Moi : rien de grave, c'est un rhume.
Ben : tu as de la fièvre.
Moi : tu sais bien, que je fais toujours des poussées de fièvre, même pour un mal de tête, ce n'est pas pour autant que je suis fragile.
Ben : tu m'as entendu ?
Moi : qui ne t'aurais pas entendu, repose toi dans mon lit, je vais me chercher de l'eau. Merci d'être venu Ben.

Je sors doucement de la chambre, referme la porte tout aussi précautionneusement, je souffle un bon coup, une main sur mes cotes, j'ai trop mal, je vais à la cuisine, remonte avec une bouteille d'eau. Ben a suivi mon conseil et squatte mon lit, même un peu trop, impossible de me coucher à ses côtés, il prend toute la place, je le pousse, tente de le réveiller rien y fait. Je reprends ma bouteille et va toquer à la porte de Bill, celui-ci l'ouvre d'un coup, reste en arrêt quand il me voit.

Moi : tu attendais quelqu'un d'autre ?
Bill : Ben !
Moi : o_O comprends pas
Bill : ton frère devait me prévenir, si il y avait un changement ton état.
Moi : eh bien, je vais mieux, la fièvre est tombée, et mon frère squatte mon lit, alors je me demandais si je pouvais venir squatter le tien avec toi.
Bill : viens.

Je le suis sous la couette, me pose bien au chaud au creux de ses bras.

Bill : Ben m'a dit que tu étais fragile.
Moi : non, c'est juste que je fais de la fièvre pour la moindre chose, c'est plus impressionnant que dangereux, une fois que ça passe tout va mieux.
Bill : on ne va pas en cours ?
Moi : je suis d'accord avec toi !
Bill : c'était une question
Moi : hum, je suis quand même d'accord avec toi, bonne nuit.

Je le sens déposer ses lèvres sur mon front, je dors déjà.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 13:56

Modifié le dimanche 30 mars 2008 15:04

Chapitre 11

Chapitre 11
J'ouvre un ½il après l'autre, je fais le tour de la chambre de Bill, qui est un vrai bordel, j'écoute, aucun bruit ne me parvient de la salle de bain, je me décide à me lever, mon pied atterrit sur un papier, un frisson me parcourt, j'ai horreur de ça, poser mes pieds sur des objets non identifiés dès le matin. Je le ramasse pour y lire, quelques mots jetés à la va vite par Bill. En gros, il m'a lâchement abandonné pour aller en cours !

Je retourne dans ma chambre, enfile mon gros pull au-dessus de mon tee-shirt et de mon shorty. Fais un tour rapide de chaque pièce de la maison pour vérifier que je suis bien seule. Direction le frigo, je m'empare de la bouteille de lait, du pain, du Nutella, affalement sur le canapé télécommande en main. Je zappe, je zappe, pour finalement stopper sur la chaîne des clips, plusieurs chansons passent, arrive un clip des TH, ça aurait été étonnant qu'ils n'en passent pas en Allemagne, je regarde, c'est vrai que Bill est un régale pour les yeux. Toujours en pleine contemplation, on vient tambouriner à la porte. Pas moyen que je bouge, pull et shorty, bouge pas du canapé. Tambourinage intensif contre la porte, peut pas laisser un message.

Tom : Elyn, ouvre, j'ai pas mes clés !!

Je bouge mes fesses, jusqu'à la porte, la déverrouille, me réinstalle dans le canapé.

Tom : dis le si je te fais chier.
Moi : non, j'irai pas jusque là !
Tom : sympa ta tenue !
Moi : viens de me lever, il est où Bill ?
Tom : dans le bureau du proviseur
Moi : hein ?!
Tom : c'est pour ça que je suis là, il faut que tu viennes au Lycée !
Moi : pourquoi faire ?
Tom : pour faire ton heure de colle !
Moi : oh ! Je l'avais oublié celle-là je vais me doucher vite fait, j'arrive.

Je le rejoins dans le salon une vingtaine de minutes plus tard.

Moi : dis, tu crois qu'il faut que j'aille directement dans le bureau du proviseur pour mon heure de colle ?
Tom : oui, comme ça Bill pourra partir
Moi : tu crois qu'il va m'en vouloir ?
Tom : non, je ne sais pas ce que tu lui as fait mais il est complètement déboussolé.
Moi : ok, bon bah j'y vais !

Je marche tout doucement vers le Lycée, passe les grilles tout aussi lentement, je frappe à la porte du Proviseur, une voix grave se fait entendre et m'autorise à entrer. Bill me lance un sourire radieux qui me réchauffe le c½ur. Mes yeux s'arrondissent de surprise quand je vois également Kristian assis à l'autre bout de la pièce.

Proviseur : Pas besoin de vous asseoir Mademoiselle McBride, ces deux garçons vont vous accompagner en colle et également vous tenir compagnie pendant cette heure !

Je ne comprend pas, sais juste que Bill et Kristian se lève d'un même mouvement, pour les deux mon c½ur balance, petit pincement, je les regarde à tour de rôle et les suis à travers les couloirs. J'aperçois Ben au bout du couloir, je cris son prénom, fais de grands gestes du bras qui m'arrachent un étouffement de douleur, me redresse, il est partit. Qu'est ce qui lui prend de m'éviter comme ça. Je cours jusqu'à la porte par laquelle il est sortit, le rattrape par le bras.

Moi : coucou petit frère !
Ben : salut !
Moi : waouh, je t'ai connu plus débordant d'énergie, tu me boudes.
Ben : nan, Bill t'attend.

Il se retourne, continu son chemin dans la cours, je le vois se rapprocher de Mandy et l'embrasser, la pudeur il connaît pas. Je fais le chemin opposé, qu'est ce que j'ai fait, me rappelle pas.

Bill : un problème ?
Moi : nan, on se la fait cette heure de colle !

Je vois son sourire s'effacer et les traits fins de son doux visage se durcir. Eh oui, il faudra t'y faire, il ne faut pas me parler quand je suis dans mes pensées. On rentre dans une salle, chacun se dirigeant vers une table je choisis la plus au fond possible, Bill reste en retrait. Je sors une feuille et un stylo, commence à dessiner, mon gribouillage ressemble rapidement au portrait de Ben.

Kristian : t'inquiète, ça va lui passer !
Moi : depuis quand tu es à côté de moi ?
Kristian : ton sale caractère ne me fera pas fuir contrairement à d'autres
Moi : dommage !
Bill : t'insinue quoi ?!
Kristian : rien, juste qu'il ne faut pas grand-chose pour te faire fuir, une fille avec un peu de caractère et tu ne sais plus quoi faire, d'ailleurs si je me rappelle bien, c'est une des raisons pour lesquelles tu n'es pas resté avec Sophia.

Je reste bouche bée, je ne pensais pas que Kristian pouvait se montrer si, si, si, ressemblant à Mandy ! je reste encore plus stupéfaite quand je vois un Bill furieux traverser la pièce en envoyant valser tout sur son chemin, je me relève tout comme Kristian qui est bientôt saisi au col par un Bill méconnaissable.

Kristian : alors, tu attends quoi, tu le sais aussi bien que moi, tu n'en étais déjà pas capable il y a un an.

Les yeux de Bill lance des éclairs, je reste complètement interdite devant cette scène. Bill resserrant son étreinte, Kristian rigolant de plus belle, je me décide à bouger, je pose ma main sur le bras de Bill qui la repousse violement.je tente une nouvelle de fois de le raisonner mais cette fois-ci il ne se contente pas de ne repousser que ma main, je m'affale contre les tables, un nouveau spasme de douleur me transperce.

Moi : laisse tomber, Bill, ce n'est que de la provoque.
Bill : et alors, de toute manière tu ne vaut pas mieux qu'elle, qu'est ce qu'il a de plus que moi.
Moi (je le pousse) : me compare pas à elle !
Bill : pourquoi, tu n'es qu'une salope incapable de choisir entre deux mecs !

Ma réaction première aurait été de le frapper, elle faut tout autre, j'esquisse un sourire.

Moi : si c'est ce que tu penses.

Je récupère mon sac, ma feuille et mon stylo.

Bill : et ton heure de colle.
Moi : vous êtes assez grand pour vous entretuer sans moi, ciao !

Je traverse la cours, j'aperçois Ben toujours collé à Mandy, elle me regarde, me défit, qu'une seule envie, nan, deux, la frapper et me jeter dans les bras de mon jumeaux. Nos yeux se croisent, il m'a compris, mais ne fera rien. J'entends Bill crier mon prénom, je me retourne, il vient vers moi, je regarde une dernière fois Ben le suppliant de me prendre dans ses bras et de m'emmener loin de toute cette agitation, il me fait signe que non de la tête.

Ben : débrouille toi toute seule !

Je sens le sol se dérober sous mes pieds, étrangement aucunes larmes ne se décident à traverser la barrière de mes cils, Bill crie toujours mon prénom, je réajuste mon sac sur mon épaule, tourne les talons vers la sortie, je marche de plus en plus vite pour me mettre à courir, où je ne sais pas, je cours, je cours, ça fait bien une bonne demi heure que je cours au hasard des rues qui s'ouvrent à moi. Je ne vois plus Bill. Il a abandonné, de toute manière ils finissent tous par abandonner.

# Posté le lundi 31 mars 2008 14:33

Modifié le mardi 08 avril 2008 14:40