Un cri me réveille en sursaut, assise dans mon lit, je fais face à Simone le doigt tendu vers mon lit. Qu'est ce qui lui prend de crier comme ça dès le matin. Bill alerté par le cri, déboule dans ma chambre, je le vois ouvrir de grands yeux, un air de dégoût sur le visage. Je suis leur regard et vois une touffe brune dépasser de sous ma couette.
Bill : qu'est ce que tu as fait ?
Moi : vas-y sors de la dessous, on s'est fait repérer.
Ben : je t'avais dit que ce n'était pas une bonne idée que je dorme ici cette nuit.
Je regarde Bill droit dans les yeux, triomphante, un énorme sourire collé au visage.
Moi : je suis désolée de ne pas vous avoir prévenue mais j'avais besoin d'être un peu seule avec mon frère.
Bill : pourquoi ses vêtements sont au sol ?
Moi : tu connais beaucoup de personne qui dorme habillée ?
Ben : j'ai quand même gardé mon caleçon, tu sais Bill !
On se regarde avec Ben, une étincelle au fond des yeux et on se met à éclater de rire de la tête décalé de Bill, on le voit ruminer puis sortir de la chambre.
Simone : tu déjeunes ici ? Je vais prévenir Andréas que tu es ici.
Ben : merci, Madame.
Simone sort de la chambre en prenant bien soin de refermer la porte. Ben se jette sur moi, me chatouille. On se bagarre un peu, puis direction la salle de bain.
Ben : c'est à cause de lui que tu m'as fait venir.
Moi : je ne vois pas de quoi tu parles, passe moi le gel douche.
Ben : allez à d'autre, vu comment vous vous regarder, il y a un truc !
Moi : Kristian est passé hier.
Ben : donc tu craques pour lui.
Moi : non pas du tout.
Ben : alors pourquoi tu l'as embrassé ?
Moi : comment tu le sais ?
Ben : je ne le savais pas.
Moi : t'es nul !
Ben : peut être mais ce n'est pas moi qui me complique la vie.
Moi : ok, il m'a embrassé et je ne l'ai pas repoussé, mais on a bien discuté, on a parlé de Nanou.
Ben : pour que tu lui en parles, il doit vraiment être spécial.
Moi (brosse à dent dans la bouche) : chais pas.
Ben : et donc Bill ?
Moi : chais pas, j'aimerais bien discuter avec lui, mais je me sens obligé d'être sur la défensive, je n'arrive pas à me détendre quand il est là.
Ben : eh bien, ma petite s½ur serait-elle amoureuse par hasard ?
Moi : ne dis pas de bêtises.
Ben : dans tous les cas, commence par être un peu plus gentille avec lui, cet après-midi après les cours propose lui de faire un peu de musique, vous pourrez discuter.
Moi : ouais, chais pas je vais voir.
Ben (petite tape sur la tête) : allez on descend.
On les rejoint dans la cuisine, on s'assoie, se sert en chocolat et tartines de Nutella.
Moi : dis moi Bill, tu as quoi comme cours ce matin.
Bill : pourquoi tu veux encore te faire coller !
Regard noir, une main se pose sur la mienne, je me calme.
Moi : nan, comme ça juste pour savoir, tu veux un verre de jus d'orange ?
Bill : non, c'est bon.
Mandy : moi, je veux bien !
Moi : t'es grande sers toi toute seule !
Mandy : Ben, tu veux bien me servir s'il te plait !
Ben : passe ton verre.
Mandy : eh bien, il y en a au moins un de vous deux qui n'a pas oublié ses bonnes manières.
Moi : c'est bon, je n'ai plus faim, je vais chercher mes affaires pour les cours.
Bill : prévoit une tenue pour le sport.
Moi : ok.
Je redescends une dizaine de minutes plus tard, Simone m'informe que Ben est partit.
Simone : je comprends que tu as besoin d'être avec ton frère. Bill et Tom étaient toujours ensemble petits même encore maintenant, ils sont inséparables.
Moi : oui, c'est vrai, on a besoin de se retrouver, on a l'habite d'être toujours ensemble.
Simone : j'aimerais que tu me préviennes la prochaine fois qu'il dort ici, que je ne sois pas trop surprise.
Moi : oui, Madame.
Simone : appelle moi Simone.
Moi : oui Mada.... Euh Simone.
Bill : tu es prête.
Moi : oui.
Je prends ma veste et le suis, on emprunte le même chemin que la veille, direction le Lycée.
Moi : tu ne fais jamais la route avec Tom.
Bill : si pratiquement tous les jours.
Moi : excuse-moi pour hier soir !
Bill : pardon !
Moi : je suis désolée pour hier soir !
Bill : .......
Moi : bah dis quelque chose.
Bill : tu t'excuses pour quoi exactement, pour avoir laissé entrer Kristian, pour m'avoir rembarré ou pour t'être foutu de ma gueule ce matin avec ton frère.
Moi : un peu pour tout ça en même temps.
Bill : ouais.
Je le stoppe avant de passer les grilles du Lycée, il se tient face à moi excédé, chacun son tour.
Moi : allez on fait la paix.
Bill : je croyais qu'on avait plus 5 ans.
Moi : je m'excuse aussi pour ça. Allez on recommence tout à zéro, s'il te plait, on oublie tout.
Bill : d'accord, embrasse moi !
Moi : quoi ?!
Bill : tu as bien entendu embrasse moi, tu veux qu'on recommence tout à zéro, alors embrasses moi !
Moi (baisse la tête, murmure) : tu veux que je t'embrasse sur la joue.
Bill : voyons Elyn, on a plus 5 ans !
Il se rapproche, pose sa main sur ma joue, me relève le menton, s'approche, je me recule.
Moi : je suis désolée, mais je ne peux pas faire ça.
Je me recule encore, rentre dans le lycée, tête baissée, je rejoins Mathieu et son corres qui se dirige vers la salle de cours, une fois arrivée, je prends place dans le fond près du radiateur. Bill vient me rejoindre se pose tranquillement à mes côtés, pose son bras sur le dossier de ma chaise, me chuchote à l'oreille.
Bill : pourtant Lui tu ne l'as pas repoussé quand il t'a embrassé.
Je redresse la tête, fixe un instant Bill dans les yeux, il faut que je trouve un autre moyen de me faire pardonner.
Moi : ça te dit de faire un peu de musique juste toi et moi cet après-midi.
Il se recule, m'observe.
Bill : d'accord.
Je lui adresse mon plus beau sourire, Kristian me regarde, mon sourire se fige, il me fait un signe de tête que je lui rends, Bill s'agite à côté. Le prof fait son entrée, demande aux étudiants Français de le rejoindre devant le tableau, on se présente rapidement, il nous pose des questions sur le programme que l'on suit, on peut à nouveau s'asseoir. Je me fais toute petite près du radiateur, prend des notes, les deux heures passent assez rapidement. La pause arrive, je me faufile rapidement dehors, trouve un coin un peu à l'écart, me pose sur le banc, allume ma cigarette.
Bill : tu me fuis ?
Moi : nan, je devrais ?
Bill : viens, on va au gymnase.
Je me lève et le suis, on croise Ben qui m'adresse un poutoux volant, Tom et Mandy, qui vont en salle de bio. On arrive devant le gymnase, j'écrase ma cigarette, direction le vestiaire des filles, je me mets en tenue : pantalon noir, tee-shirt noir, puma noires.
Je retrouve Bill dans la salle en jogging bleu, pas beau son pantalon, je m'approche, cachant un fou rire qui ne demande qu'à sortir.
Bill : qu'est ce que tu as ?
Moi : rien, sympa la couleur de ton pantalon.
Bill : tu te fous de moi là.
Moi : nan, pas du tout.
J'éclate de rire ce qui me vaut un coup de coude de la part de Bill. Il sourit aussi, je le chatouille un peu, il éclate de rire à son tour. Le prof de sport fait son entrée, se présente et annonce le programme de la matinée : un peu de course suivit par de la gym.
Prof : Mesdemoiselles, je vous demande de faire 12 tours de stade à votre rythme, Messieurs pour vous ça sera 16.
On commence tous à courir les uns suivants les autres. Je sors mon ipod de ma poche, mets la musique à fond je ne m'occupe absolument pas de mes camarades, courant à mon rythme, comptant les tours déjà effectués, je dépasse certains garçons, 3 tours, j'ai perdu de vue Bill, 6 tours, je cours à la hauteur de Kristian, 8 tours, Bill nous rejoint, 10 tours, ils partent tous les deux devant au même rythme, 12 tours. Je me stoppe, effectue les étirements demandés puis m'assois au sol. Bill et Kristian sont toujours en tête à même hauteur, ils leurs restent deux tours à faire. Bill accélère et dépasse Kristian qui ne se laisse pas faire et accélère à son tour, le rattrape, le dépasse, Bill ne se laisse pas faire et accélère à nouveau. Ils finissent leur endurance en course de vitesse. Bill arrive en premier, regarde Kristian de haut, le défiant de continuer de courir. On passe maintenant à la gym : poutre, barres, sol, cheval et j'en passe. Le prof met en place des ateliers sur lesquels on doit tous passer par petit groupe de 6, je me retrouve dans le même que Bill et Kristian qui n'ont à première vue pas fini de se défier. Je passe la première sur la poutre, enchaînement de petits pas, pour arriver au centre de celle-ci, petits sauts, équilibre, remontée, puis sortie en effectuant un saut. Bill essaye de reproduire mes mouvements manque de se castrer, Kristian essaye les même mouvement mais chute. Bill lui décoche un nouveau regard conquérant, on passe les différents ateliers parfois Bill réussit parfois Kristian, au final ils se retrouvent à égalité.
Bill retourne dans les vestiaires, tout déçu, de ne pas avoir battu Kristian, qu'est ce que ça peut être stupide un gars et leur maudite fierté masculine. Je fais de même, me dépêche de me rhabiller. Je sors Bill n'est toujours pas là, je m'allume une cigarette, panne de briquet, je peste, un briquet s'allume devant moi, je dirige mes yeux du briquet à son propriétaire pour me noyer dans les yeux de Kristian.
Kristian : il ne te lâche plus.
Moi : on s'est encore engueulé hier soir, après que tu sois partit.
Kristian : un vrai petit couple, dis moi.
Moi : non
Kristian : ne prend pas mal ce que je vais te dire, je ne regrette pas du tout de t'avoir embrassé, et si l'occasion se présente, je t'embrasserais encore, mais je crois que tu as des choses à voir avant avec Bill.
Moi : mais non.
Kristian : Chut ...
Il m'embrasse tout doucement, j'adore sentir ses lèvres sur les miennes, je me déconnecte de tout et me laisse aller.
...... : ça va, je ne vous dérange pas !
On se sépare à contrecoeur, pour se retourner sur un Bill plus énervé que jamais.
Bill : bon, on rentre !
Moi : euh oui.
Un dernier regard vers Kristian, petit signe de la main, et on prend la direction de la maison. Bill marche à vive allure, sans un regard, sans un mot ou presque.
Bill : ça y est, c'est officiel vous êtes ensemble !
Moi : non, on n'est pas ensemble.
Bill : alors pourquoi il t'embrasse Lui et que moi tu ne veux pas m'embrasser.
Moi : parce que toi, tu veux que je t'embrasse, juste pour pouvoir te venger de ce qu'il t'a fait ! Ne me mêle pas à vos histoires Bill !
Je lui passe devant, rentre à la maison, file dans ma chambre, dans la salle de bain, et prends une douche, en sortant je suis toujours sur les nerfs, je redescends, il est dans la cuisine, je pars m'asseoir dans le canapé, allume la télé et regarde les clips.
Bill : tu viens manger ?
Moi : pas faim !
Bill : comme tu veux.
Je continue de regarder les clips, Bill débarque avec un plateau où trône pizzas et coca. Il pose son chargement sur la table basse, se sert et s'assoit sur à côté de moi.
Bill : tu te sers si tu veux.
Moi : pas envie !
Bill : allez, je suis désolé pour tout à l'heure, je ne te le demanderais plus, promis.
Moi : c'est pas un jeu, Bill.
Bill : je sais, écoute c'est toi qui voulait qu'on reprenne tout depuis le début, allez cette fois-ci, c'est pour de bon.
Moi : t'es nul.
Bill (rigole) : quoi, tu dis que je suis nul !
Moi : oui, monsieur Bill Kaulitz vous êtes nul !
Il pose son bout de pizza, se jette sur moi et me chatouille, j'attrape le premier coussin qui me passe sous la main, et lui balance en plein dans la tête, il se jette à nouveau sur moi pour une nouvelle attaque, j'attrape un autre coussin qui lui arrive en plein dans la tête. Dans mon mouvement, je nous fais tous les deux tomber du canapé, on est mort de rire, je ne percutes pas tout de suite que je suis à califourchon sur lui, contrairement à lui.
Bill : ça fait plaisir de te voir sourire.
Moi : je suis d'accord avec toi, en plus tu as un rire trop mimi.
Bill : je ne parlais pas de moi.
Moi : moi non plus !
Bill : arrête, dis tu es bien assise.
Je prends enfin conscience de notre position, pas le temps de réfléchir que Bill se redresse.
Bill : ne pars pas.
Moi : je ne pars pas.
Bill : qu'est ce que tu as fait ?
Moi : vas-y sors de la dessous, on s'est fait repérer.
Ben : je t'avais dit que ce n'était pas une bonne idée que je dorme ici cette nuit.
Je regarde Bill droit dans les yeux, triomphante, un énorme sourire collé au visage.
Moi : je suis désolée de ne pas vous avoir prévenue mais j'avais besoin d'être un peu seule avec mon frère.
Bill : pourquoi ses vêtements sont au sol ?
Moi : tu connais beaucoup de personne qui dorme habillée ?
Ben : j'ai quand même gardé mon caleçon, tu sais Bill !
On se regarde avec Ben, une étincelle au fond des yeux et on se met à éclater de rire de la tête décalé de Bill, on le voit ruminer puis sortir de la chambre.
Simone : tu déjeunes ici ? Je vais prévenir Andréas que tu es ici.
Ben : merci, Madame.
Simone sort de la chambre en prenant bien soin de refermer la porte. Ben se jette sur moi, me chatouille. On se bagarre un peu, puis direction la salle de bain.
Ben : c'est à cause de lui que tu m'as fait venir.
Moi : je ne vois pas de quoi tu parles, passe moi le gel douche.
Ben : allez à d'autre, vu comment vous vous regarder, il y a un truc !
Moi : Kristian est passé hier.
Ben : donc tu craques pour lui.
Moi : non pas du tout.
Ben : alors pourquoi tu l'as embrassé ?
Moi : comment tu le sais ?
Ben : je ne le savais pas.
Moi : t'es nul !
Ben : peut être mais ce n'est pas moi qui me complique la vie.
Moi : ok, il m'a embrassé et je ne l'ai pas repoussé, mais on a bien discuté, on a parlé de Nanou.
Ben : pour que tu lui en parles, il doit vraiment être spécial.
Moi (brosse à dent dans la bouche) : chais pas.
Ben : et donc Bill ?
Moi : chais pas, j'aimerais bien discuter avec lui, mais je me sens obligé d'être sur la défensive, je n'arrive pas à me détendre quand il est là.
Ben : eh bien, ma petite s½ur serait-elle amoureuse par hasard ?
Moi : ne dis pas de bêtises.
Ben : dans tous les cas, commence par être un peu plus gentille avec lui, cet après-midi après les cours propose lui de faire un peu de musique, vous pourrez discuter.
Moi : ouais, chais pas je vais voir.
Ben (petite tape sur la tête) : allez on descend.
On les rejoint dans la cuisine, on s'assoie, se sert en chocolat et tartines de Nutella.
Moi : dis moi Bill, tu as quoi comme cours ce matin.
Bill : pourquoi tu veux encore te faire coller !
Regard noir, une main se pose sur la mienne, je me calme.
Moi : nan, comme ça juste pour savoir, tu veux un verre de jus d'orange ?
Bill : non, c'est bon.
Mandy : moi, je veux bien !
Moi : t'es grande sers toi toute seule !
Mandy : Ben, tu veux bien me servir s'il te plait !
Ben : passe ton verre.
Mandy : eh bien, il y en a au moins un de vous deux qui n'a pas oublié ses bonnes manières.
Moi : c'est bon, je n'ai plus faim, je vais chercher mes affaires pour les cours.
Bill : prévoit une tenue pour le sport.
Moi : ok.
Je redescends une dizaine de minutes plus tard, Simone m'informe que Ben est partit.
Simone : je comprends que tu as besoin d'être avec ton frère. Bill et Tom étaient toujours ensemble petits même encore maintenant, ils sont inséparables.
Moi : oui, c'est vrai, on a besoin de se retrouver, on a l'habite d'être toujours ensemble.
Simone : j'aimerais que tu me préviennes la prochaine fois qu'il dort ici, que je ne sois pas trop surprise.
Moi : oui, Madame.
Simone : appelle moi Simone.
Moi : oui Mada.... Euh Simone.
Bill : tu es prête.
Moi : oui.
Je prends ma veste et le suis, on emprunte le même chemin que la veille, direction le Lycée.
Moi : tu ne fais jamais la route avec Tom.
Bill : si pratiquement tous les jours.
Moi : excuse-moi pour hier soir !
Bill : pardon !
Moi : je suis désolée pour hier soir !
Bill : .......
Moi : bah dis quelque chose.
Bill : tu t'excuses pour quoi exactement, pour avoir laissé entrer Kristian, pour m'avoir rembarré ou pour t'être foutu de ma gueule ce matin avec ton frère.
Moi : un peu pour tout ça en même temps.
Bill : ouais.
Je le stoppe avant de passer les grilles du Lycée, il se tient face à moi excédé, chacun son tour.
Moi : allez on fait la paix.
Bill : je croyais qu'on avait plus 5 ans.
Moi : je m'excuse aussi pour ça. Allez on recommence tout à zéro, s'il te plait, on oublie tout.
Bill : d'accord, embrasse moi !
Moi : quoi ?!
Bill : tu as bien entendu embrasse moi, tu veux qu'on recommence tout à zéro, alors embrasses moi !
Moi (baisse la tête, murmure) : tu veux que je t'embrasse sur la joue.
Bill : voyons Elyn, on a plus 5 ans !
Il se rapproche, pose sa main sur ma joue, me relève le menton, s'approche, je me recule.
Moi : je suis désolée, mais je ne peux pas faire ça.
Je me recule encore, rentre dans le lycée, tête baissée, je rejoins Mathieu et son corres qui se dirige vers la salle de cours, une fois arrivée, je prends place dans le fond près du radiateur. Bill vient me rejoindre se pose tranquillement à mes côtés, pose son bras sur le dossier de ma chaise, me chuchote à l'oreille.
Bill : pourtant Lui tu ne l'as pas repoussé quand il t'a embrassé.
Je redresse la tête, fixe un instant Bill dans les yeux, il faut que je trouve un autre moyen de me faire pardonner.
Moi : ça te dit de faire un peu de musique juste toi et moi cet après-midi.
Il se recule, m'observe.
Bill : d'accord.
Je lui adresse mon plus beau sourire, Kristian me regarde, mon sourire se fige, il me fait un signe de tête que je lui rends, Bill s'agite à côté. Le prof fait son entrée, demande aux étudiants Français de le rejoindre devant le tableau, on se présente rapidement, il nous pose des questions sur le programme que l'on suit, on peut à nouveau s'asseoir. Je me fais toute petite près du radiateur, prend des notes, les deux heures passent assez rapidement. La pause arrive, je me faufile rapidement dehors, trouve un coin un peu à l'écart, me pose sur le banc, allume ma cigarette.
Bill : tu me fuis ?
Moi : nan, je devrais ?
Bill : viens, on va au gymnase.
Je me lève et le suis, on croise Ben qui m'adresse un poutoux volant, Tom et Mandy, qui vont en salle de bio. On arrive devant le gymnase, j'écrase ma cigarette, direction le vestiaire des filles, je me mets en tenue : pantalon noir, tee-shirt noir, puma noires.
Je retrouve Bill dans la salle en jogging bleu, pas beau son pantalon, je m'approche, cachant un fou rire qui ne demande qu'à sortir.
Bill : qu'est ce que tu as ?
Moi : rien, sympa la couleur de ton pantalon.
Bill : tu te fous de moi là.
Moi : nan, pas du tout.
J'éclate de rire ce qui me vaut un coup de coude de la part de Bill. Il sourit aussi, je le chatouille un peu, il éclate de rire à son tour. Le prof de sport fait son entrée, se présente et annonce le programme de la matinée : un peu de course suivit par de la gym.
Prof : Mesdemoiselles, je vous demande de faire 12 tours de stade à votre rythme, Messieurs pour vous ça sera 16.
On commence tous à courir les uns suivants les autres. Je sors mon ipod de ma poche, mets la musique à fond je ne m'occupe absolument pas de mes camarades, courant à mon rythme, comptant les tours déjà effectués, je dépasse certains garçons, 3 tours, j'ai perdu de vue Bill, 6 tours, je cours à la hauteur de Kristian, 8 tours, Bill nous rejoint, 10 tours, ils partent tous les deux devant au même rythme, 12 tours. Je me stoppe, effectue les étirements demandés puis m'assois au sol. Bill et Kristian sont toujours en tête à même hauteur, ils leurs restent deux tours à faire. Bill accélère et dépasse Kristian qui ne se laisse pas faire et accélère à son tour, le rattrape, le dépasse, Bill ne se laisse pas faire et accélère à nouveau. Ils finissent leur endurance en course de vitesse. Bill arrive en premier, regarde Kristian de haut, le défiant de continuer de courir. On passe maintenant à la gym : poutre, barres, sol, cheval et j'en passe. Le prof met en place des ateliers sur lesquels on doit tous passer par petit groupe de 6, je me retrouve dans le même que Bill et Kristian qui n'ont à première vue pas fini de se défier. Je passe la première sur la poutre, enchaînement de petits pas, pour arriver au centre de celle-ci, petits sauts, équilibre, remontée, puis sortie en effectuant un saut. Bill essaye de reproduire mes mouvements manque de se castrer, Kristian essaye les même mouvement mais chute. Bill lui décoche un nouveau regard conquérant, on passe les différents ateliers parfois Bill réussit parfois Kristian, au final ils se retrouvent à égalité.
Bill retourne dans les vestiaires, tout déçu, de ne pas avoir battu Kristian, qu'est ce que ça peut être stupide un gars et leur maudite fierté masculine. Je fais de même, me dépêche de me rhabiller. Je sors Bill n'est toujours pas là, je m'allume une cigarette, panne de briquet, je peste, un briquet s'allume devant moi, je dirige mes yeux du briquet à son propriétaire pour me noyer dans les yeux de Kristian.
Kristian : il ne te lâche plus.
Moi : on s'est encore engueulé hier soir, après que tu sois partit.
Kristian : un vrai petit couple, dis moi.
Moi : non
Kristian : ne prend pas mal ce que je vais te dire, je ne regrette pas du tout de t'avoir embrassé, et si l'occasion se présente, je t'embrasserais encore, mais je crois que tu as des choses à voir avant avec Bill.
Moi : mais non.
Kristian : Chut ...
Il m'embrasse tout doucement, j'adore sentir ses lèvres sur les miennes, je me déconnecte de tout et me laisse aller.
...... : ça va, je ne vous dérange pas !
On se sépare à contrecoeur, pour se retourner sur un Bill plus énervé que jamais.
Bill : bon, on rentre !
Moi : euh oui.
Un dernier regard vers Kristian, petit signe de la main, et on prend la direction de la maison. Bill marche à vive allure, sans un regard, sans un mot ou presque.
Bill : ça y est, c'est officiel vous êtes ensemble !
Moi : non, on n'est pas ensemble.
Bill : alors pourquoi il t'embrasse Lui et que moi tu ne veux pas m'embrasser.
Moi : parce que toi, tu veux que je t'embrasse, juste pour pouvoir te venger de ce qu'il t'a fait ! Ne me mêle pas à vos histoires Bill !
Je lui passe devant, rentre à la maison, file dans ma chambre, dans la salle de bain, et prends une douche, en sortant je suis toujours sur les nerfs, je redescends, il est dans la cuisine, je pars m'asseoir dans le canapé, allume la télé et regarde les clips.
Bill : tu viens manger ?
Moi : pas faim !
Bill : comme tu veux.
Je continue de regarder les clips, Bill débarque avec un plateau où trône pizzas et coca. Il pose son chargement sur la table basse, se sert et s'assoit sur à côté de moi.
Bill : tu te sers si tu veux.
Moi : pas envie !
Bill : allez, je suis désolé pour tout à l'heure, je ne te le demanderais plus, promis.
Moi : c'est pas un jeu, Bill.
Bill : je sais, écoute c'est toi qui voulait qu'on reprenne tout depuis le début, allez cette fois-ci, c'est pour de bon.
Moi : t'es nul.
Bill (rigole) : quoi, tu dis que je suis nul !
Moi : oui, monsieur Bill Kaulitz vous êtes nul !
Il pose son bout de pizza, se jette sur moi et me chatouille, j'attrape le premier coussin qui me passe sous la main, et lui balance en plein dans la tête, il se jette à nouveau sur moi pour une nouvelle attaque, j'attrape un autre coussin qui lui arrive en plein dans la tête. Dans mon mouvement, je nous fais tous les deux tomber du canapé, on est mort de rire, je ne percutes pas tout de suite que je suis à califourchon sur lui, contrairement à lui.
Bill : ça fait plaisir de te voir sourire.
Moi : je suis d'accord avec toi, en plus tu as un rire trop mimi.
Bill : je ne parlais pas de moi.
Moi : moi non plus !
Bill : arrête, dis tu es bien assise.
Je prends enfin conscience de notre position, pas le temps de réfléchir que Bill se redresse.
Bill : ne pars pas.
Moi : je ne pars pas.


